Le renouvellement des équipes pastorales

À propos du renouvellement des Équipes pastorales

Avec les beaux jours et le soleil qui révèle ce que le temps a marqué de son passage, nous éprouvons le besoin de rafraîchir, redonner des couleurs, ranger, trier et réorganiser notre environnement de vie. Parfois même, le courage nous pousse à attaquer cave et grenier. Quelle entreprise (surtout si on a tardé à le faire ! ) mais quels bénéfices en tire-t-on ensuite ! Il en est de même pour notre vie et notre environnement spirituels. Avec l’expérience de « l’après-Vatican II » et l’attention aux signes des temps, force est de constater que le renouvellement partiel d’une équipe en place la redynamise si, bien sûr, chaque étape se fait avec discernement et sérénité.

Le regard neuf des nouveaux membres associé à la solidité de l’expérience des membres réélus offre une réelle opportunité de croissance. L’enracinement de l’action missionnaire dans la fraîcheur toujours actuelle et incarnée de l’Évangile, Bonne Nouvelle pour aujourd’hui, fonde notre appel de baptisés dans l’Église dont le Seigneur est lui-même la pierre angulaire, à travers les temps.

Pourquoi un mandat de trois ans ? Nous vivons une époque où la situation évolue de plus en plus rapidement, souvent bouleversée par de nouvelles conditions familiales, professionnelles ou autres. Aussi, la plupart de nos contemporains, même parmi les plus généreux et confiants, optent plus volontiers pour un engagement inscrit dans un temps raisonnable, se sentant ainsi autorisés et libres de le prolonger s’ils le peuvent et le désirent encore.

Cet état de fait évite en outre le glissement insidieux du service désintéressé et efficace d’un bénévole, à la fixation péremptoire d’un pion indéboulonnable. Situation malheureusement fréquente, qui finit par asphyxier et atrophier la mission. Aujourd’hui, dans les conditions pastorales qui sont les nôtres, il nous faut initier une culture de l’appel dans la fidélité au Seigneur et Maître de l’histoire. Nous sommes appelés à former une Église « en sortie », une Église qui appelle, condition pour une « transformation missionnaire de l’Église ».

Le cheminement des Unités pastorales est un moyen de nous mettre à la tâche à la suite de Jésus-Christ. Six Unités pastorales vont vivre cette année le renouvellement de leur Équipe pastorale : Erezée, Anhée, Paliseul, Bertrix, Notre-Dame de Waillimont et Nassogne.

Accompagnons-les de nos prières et de nos fraternelles pensées.

Nathalie Guinand-Lezaire,
équipe diocésaine du Chantier paroissial

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Des églises ouvertes !

Il n’est pas rare que nous entendions encore Le Chantier paroissial ? Ils veulent supprimer des paroisses, des églises… quelle triste et surtout fausse nouvelle !

Certes nous devons tenir compte des évolutions de société, la pratique dominicale devient plus occasionnelle et les assemblées dominicales régulières sont donc plus restreintes.

Il y a plusieurs années déjà, Mgr De Kesel écrivait à ses diocésains : Nous évoluons vers une situation où le dimanche plusieurs communautés paroissiales célébreront ensemble l’eucharistie, de plus en plus aussi dans le cadre de l’Unité pastorale. C’est aussi une évolution que nous voulons soutenir par notre politique. Cela ne signifie bien sûr pas dans ce dernier cas que les églises où il n’y a plus d’eucharistie dominicale n’ont plus d’importance ou d’utilité. Elles restent des églises paroissiales où d’autres formes de liturgie trouvent place, où l’on célèbre des baptêmes, des mariages, des funérailles, où l’on peut se rendre pour un temps de silence et de prière. Elles sont en plus un signe visible de la présence de l’Église dans tel quartier de la ville. C’est la raison pour laquelle il est important que les églises soient autant que possible ouvertes pendant la journée, de sorte que le passant puisse y trouver un lieu de silence et de prière.

Ainsi, dans notre diocèse de Namur, il est bien clair qu’il n’est pas question de supprimer des églises ! Redonnons de la vie à nos églises plutôt que d’envisager leur fermeture immédiate.

Par exemple, l’Unité pastorale Nassogne – Entre Wamme et Lhomme composée de 9 clochers a choisi, lors du renouvellement de son équipe pastorale, cette priorité pastorale à mettre en œuvre durant les 3 années à venir : L’église au milieu du village : rendre chaque église plus ouverte en sollicitant et en soutenant des acteurs pastoraux pour assurer présence, célébrations et événements, décider d’accueillir les curieux du patrimoine et les soucieux d’humanité et leur faire place pour des activités spécifiques qui font vivre et réfléchir.

De belles initiatives sont prises par des Unités pastorales, voire des paroisses. Des églises situées en région touristique sont très accueillantes (renseignements pastoraux, historiques, patrimoniaux, expositions), d’autres dans des petits villages sont ouvertes chaque jour grâce à des bénévoles qui assurent une belle présence… Des initiatives qui pourraient devenir contagieuses !

Équipe diocésaine du Chantier paroissial

Prière et Chantier

Vivre en Unité pastorale… le ciment de la prière

De nombreux secteurs pastoraux ont déjà vécu ou entamé leur métamorphose en Unité pastorale. Si ce sont les paroissiens qui, avec leur(s) pasteur(s), participent pleinement à la mise en œuvre de leur Unité pastorale, c’est bien le Christ qui en est, tout à la fois, l’Architecte et le Maître d’œuvre ! Il nous propose le projet d’Amour du Père et la force, la claire-voyance de l’Esprit.

Ainsi tous et chacun sont appelés à entrer dans cette dynamique ecclésiale de Communion dont le ciment est la prière. Seul l’Esprit peut nous transformer et nous permettre d’entendre en vérité l’appel qui nous est adressé aujourd’hui. C’est pourquoi, lorsque les Secteurs commencent leur cheminement, les rencontres débutent systématiquement par une prière à l’Esprit Saint. Ensuite, vient un temps de Partage de la Parole. Ce parti-pris inconditionnel est largement inspiré de l’appel du Pape et de toutes les voix actuelles qui résonnent jusqu’à nous, sur l’importance de partager la Parole de Dieu et pas seulement de la méditer individuellement.

Cet aspect synodal se révèle incroyablement fertile. Ce que le pape écrit dans Evangelii Gaudium en donnant des pistes aux prêtres pour les homélies, est tout à fait transposable pour une équipe de chrétiens qui se réunit afin de découvrir de nouveaux chemins pour l’aujourd’hui : (…) Au fond, il y a une « sensibilité spirituelle pour lire dans les événements le message de Dieu » et cela est beaucoup plus que trouver quelque chose d’intéressant à dire. Ce que l’on cherche à découvrir est « ce que le Seigneur a à dire dans cette circonstance. » Donc, la préparation de la prédication se transforme en un exercice de discernement évangélique, dans lequel on cherche à reconnaître -à la lumière de l’Esprit- « un appel que Dieu fait retentir dans la situation historique elle-même ; aussi, en elle et par elle, Dieu appelle le croyant » (N°154).

Le texte biblique proposé le plus souvent est celui de la liturgie du jour ou du dimanche suivant. Bien sûr, le danger existe « d’intellectualiser » les Écritures ou de palabrer inutilement. Ces écueils doivent exciter notre vigilance. Il est important de se pencher sur la Parole avec son Cœur, sa Foi et sa bonne volonté, dans un esprit de gratuité et de simplicité. Ce temps d’échange, de partage de la Parole de Dieu est clôturé par le Notre Père.

Que la prière nourrisse notre quotidien et nous rende davantage signifiant. Que notre foi soit plus contagieuse !