Comment se préparer à une éventuelle nouvelle période de confinement à l’avenir pour rejoindre tout le monde ?

Qu’est-ce qui a fait qu’à certains endroits « les choses ont bougé » et à d’autres pas, pendant le confinement ?


A l’origine : un BESOIN PROFOND : « Moi, j’en avais besoin » ; « Cela me paraissait important ». Et les choses ont été mises en place ; on a fait ce qu’il fallait pour…


1er constat : il est important de connaître ses besoins, ses attentes ; de creuser notre soif profonde pour avancer en devenant créatif. Il faut donc cultiver ce besoin. Avoir soi-même envie d’être en relation. Montrer que l’on est heureux d’être avec , de faire ce que l’on fait ; que ce n’est pas motivé par l’obligation ou pour avoir bonne conscience.


Parfois, la boite-mails regorgeait d’informations, de suggestions (messes, réflexions spirituelles, prières…). Ailleurs, c’était une invitation à prier à l’église avec le prêtre, à un moment précis (moment d’adoration ou non) ; ou encore, une catéchiste qui a envoyé chaque semaine une petite activité pour rester en lien… . Ces démarches ont eu peu de retours ou ressenties comme répondant à une demande spirituelle mais ne rencontrant pas toutes les soifs, souvent plus perceptibles, qui restaient dès lors vives voire cruelles… Une impression sourde : « Ce n’est pas de ça dont j’ai besoin ! ». Le relationnel n’était pas rencontré.
(NB : L’importance des célébrations eucharistiques n’est absolument pas remise en cause et fera partie d’une réflexion ultérieure, dans les réunions du mois d’août.)


2e constat : Ce qui a été fait n’a pas suscité beaucoup de réactions. Pour une part, un faible taux de réponse est couramment constaté dans tous les domaines. Mais il faut admettre que ce qui était important « pour moi « , engagé(e) dans la paroisse, ne correspondait pas forcément à ce dont ils AVAIENT BESOIN, EUX… et leurs parents. C’est frustrant mais c’est une réalité. On sent qu’il faut s’y prendre autrement.


Il ne faudrait donc pas forcément faire PLUS (toujours plus !), mais plutôt concentrer nos forces, notre temps et notre énergie sur des actions plus en phase avec les besoins et attentes d’aujourd’hui… et donc plus pertinente et percutantes
D’où la QUESTION :


Comment connaître les besoins, attentes, de nos paroissiens
et plus largement de nos contemporains ?


1° En allant vers eux ! C’est contraignant (en temps, énergie…) mais incontournable ! Il faut aller où sont les gens, où ils habitent, où ils se rencontrent. Ils ont besoin de sentir que l’on sait qu’ils existent, que l’on est heureux de partager un moment, de faire des choses avec eux, sans arrière-pensée; qu’ils sont aimés comme ils sont. Tout l’enjeu est là.
Suggestion pratique : Par téléphone, en allant sonner à la porte (quitte à rester à l’extérieur, à prendre les précautions d’usage), en postant une carte, un document, de bouche à oreille…; en envoyant pourquoi pas un mail, mais celui-ci ne peut remplacer un contact direct et personnel…


2° En les rejoignant par un système d’information qui existe déjà, qui déborde de la sphère paroissiale.
Suggestion : Pourquoi ne pas remettre un petit encart dans un journal communal, régional … avec les horaires, des messes, les intentions, les changements, les initiatives ? Cette solution a plusieurs avantages dont ceux de toucher un plus large public et de ne pas nécessiter l’aide de bénévoles pour la distribution.


3° Avoir des lieux, des personnes, pour ETRE A L’ECOUTE :
Suggestion : Organiser un point d’écoute : prévoir un lieu, un jour, une heure, où des personnes seraient disponibles (équipes en alternance, pas forcément des pratiquants réguliers) :
pour écouter les requêtes, les questions, la vie des gens… autour d’une
tasse de café ou de thé ;
pour être un relais : proposer un service d’appels téléphoniques
personnalisés ou de petits services aux isolés qui le
souhaiteraient…


Autre suggestion : Proposer aux paroissiens une sorte d’INSCRIPTION pour que les personnes intéressées soient rejointes (il faudrait bien sûr réfléchir à la forme, la présentation, les moyens…)


Autre suggestion : Que les autorités ecclésiales prennent conscience de l’importance de personnes-relais pour être véritablement disponibles et joignables pour les gens qui cherchent un renseignement, un contact, une aide… .


3e constat : Souffrance par rapport au silence et à l’absence de bon nombre de pasteurs. Mais plus lourdes à vivre encore, les résistances et décisions univoques, sans concertation collégiale, qu’instaurent certains responsables pastoraux face aux situations nouvelles, aux initiatives et aux réflexions avancées par de simples membres du Peuple de Dieu.


Suggestion : En tant que baptisé(e)s nous sommes tous responsables, ensemble et individuellement, de ce changement nécessaire, de cette conversion du coeur et de la manière de penser et d’envisager l’avenir. La prière constante et persévérante nous permet d’accueillir l’action de l’Esprit dans nos vies.
Se remettre soi-même en question et en présence de Dieu ne veut pas dire pour autant que nous devions baisser les bras et être passifs et attentistes. Nous pourrions susciter davantage de temps de rencontres et d’échanges entre les fidèles et les pasteurs (sans oublier diacres et séminaristes… ) pour réfléchir ensemble à la position et au rôle (au sens très large du terme) des ministres ordonnés dans notre société.
Ce sujet est directement lié au thème de la réunion Atrium.com-2 du 29 juillet. Nous en reparlerons à cette occasion.

D’autres idées communiquées :


1) Faire vivre LES PANNEAUX MURAUX ou SUR PIEDS, au fond de l’église et/ ou à l’extérieur, pour communiquer -voire interagir (petits mots, dessins punaisés)- avec les paroissiens et les habitants du quartier ; communiquer sur ceux-ci l’heure à laquelle le prêtre célébrait la messe (en solo durant le confinement), …

2) Ouvrir l’église régulièrement et soigner l’accueil (fond musical …), la décoration thématique; mettre le lectionnaire ou la Bible en évidence et ouvert à la page de l’évangile du jour … Nous avons remarqué que lorsque les églises sont ouvertes, il y a du passage !

3) Inviter les paroissiens et familles du catéchisme à envoyer une petite vidéo de leur vie familiale, de leur temps de prière ou de leurs salutations fraternelles ; assembler ces petites vidéos et les poster sur le site.

4) Constatant que beaucoup de nos contemporains (plus âgés mais pas seulement !) ont ressenti davantage le besoin et la nécessité d’être « en ligne » pour rester « en lien » avec ce qui se vit plus largement autour d’eux, surtout en cas de confinement, nous pourrions ECRIRE UNE LETTRE A NOS SERVICES COMMUNAUX pour leur suggérer d’ organiser une aide pratique afin d’initier et conseiller ceux qui se sentent complètement démunis face à ces technologies.


Et maintenant, comment faire un pas de plus ?
PROPOSITION : mercredi prochain, le 22 juillet, 17h, pour ceux qui le désirent (présents à la réunion du 15 ou non) : ATELIER collectif par ZOOM.

  • Lettre à nos services communaux OU
  • Comment envisager de proposer aux personnes qui le désirent de laisser leurs coordonnées, proposer aux paroissiens une sorte d’INSCRIPTION pour être rejoints dans leurs désirs et besoins.

chantier.paroissial.namur@gmail.com

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