Le printemps voit fleurir fondations d’Unités et renouvellements d’équipes pastorales…

Morceau choisi : un moment joyeux et rafraîchissant à WEYLER, à l’extrême sud de notre diocèse !

Dimanche 29 mai, l’envoi de l’Équipe Pastorale des Eaux vives du pays d’Arlon renouvelée, à l’occasion de la messe de clôture du catéchisme, a rassemblé une communauté très jeune dont une part importante d’intervenants étaient, du début à la fin de la messe, des enfants. Si le charisme et les dons des catéchistes et animatrice de chants sont à reconnaître et à souligner pour leur importance, l’esprit d’ouverture porté par le Conseil Pastoral et la communauté dans son ensemble, a toute sa place aussi.

Vraiment, il nous a été donné de vivre une célébration priante et joyeuse, qui a ensoleillé l’église et les cœurs sur des rythmes et styles variés et choisis, afin que chacun se sente porté aux différentes étapes du célébrer ensemble. Reconnaissons-le pourtant, il est difficile d’accueillir et de laisser une place non seulement « correcte » mais large aux jeunes, aux enfants, à leurs parents… Il est d’ailleurs tout simplement difficile à l’Homme de répondre à l’invitation dominicale et d’accueillir ses frères d’un cœur libre, joyeux, ouvert, sincère…. Les intentions de kyrie nous invitaient à y réfléchir, du plus jeune au plus âgé, afin de progresser dans l’Esprit d’Amour, de Sagesse et de Vérité. Les voici :

Le Concours Reine Élisabeth : une belle allégorie pour nos Équipes Pastorales ?

Comme vous l’avez probablement entendu, le 2e Concours Reine Élisabeth de Violoncelle débute à nos portes. Pour paraphraser une image de Véronique Lesoye proposée lors de Noces d’Or, nous pourrions nous inspirer de ce merveilleux instrument pour approfondir la compréhension de la mission de l’Équipe Pastorale au sein des Unités Pastorales.

Pour qu’un violoncelle donne un son harmonieux, juste, bienfaisant, il faut le concours de plusieurs choses :

  • Il faut des cordes : différentes chacune mais alignées, disposées dans la même direction. Nous pourrions dire que ce sont les qualités de chaque membre, les charismes, la personnalité, unis pour porter la charge pastorale, la Mission de l’Église locale, avec les prêtres.
  • Il faut tendre les cordes. Eh oui, la tension fait mal, contrarie nos aises, nos convictions, mais elle est indispensable pour que les cordes puissent vibrer.
  • Il faut une caisse de résonance. La vie d’une équipe n’est pas repliée sur elle-même mais est destinée à rayonner, s’amplifier, se propager.
  • Il faut un archet qui glisse sur les cordes : c’est la volonté de faire vibrer la vie harmonieusement, coûte que coûte, en faisant intervenir toutes les cordes mais pas forcément toutes en même temps, selon la partition à jouer et les caractéristiques des cordes. Parfois, le musicien choisira même de laisser son archet et de pincer les cordes pour plus de peps et de rythme.
  • Il faut la main du musicien :  celle qui guide l’archet ; j’y vois la main de l’Esprit qui nous guide.  L’autre main aussi, celle qui danse sur les cordes pour leur donner la note ; la main qui nous travaille et nous accompagne chacune et chacun, de maintes manières…
  • Enfin, cet instrument doit reposer sur le corps du musicien. Comment ne pas y voir le Père qui serre son fils dans la parabole des deux frères et y voir l’importance de prendre appui sur le Maître de la Musique ?

Merveilleuse la réalité de cette équipe ! Complexe aussi dans la perception et l’équilibre entre action et lâcher-prise. Un bel instrument entre nos mains… !

Le renouvellement de l’Équipe Pastorale : une étape importante dans le cheminement d’une Unité Pastorale

Ce dimanche 20 février à Tenneville, dans le doyenné de Nord-Ardenne, a eu lieu l’un des renouvellements prévus cette année dans notre diocèse. Et on peut bien parler de RENOUVELLEMENT, tant cette étape qui requiert en amont une profonde réflexion suivie de discernement en plusieurs phases, amène la communauté tout entière à recevoir ce que l’on pourrait dire de manière imagée « de nouveaux ressors fixés et adaptés au matelas de la vie paroissiale » 😉 La partie visible, c’est cette équipe pastorale appelée à travailler à la vigne, prenant appui sur le travail pastoral des trois années antérieures, à la lumière des priorités actualisées, acceptant de partager la charge pastorale avec son curé dans un esprit de service et d’engagement concret. Mais c’est toute la communauté qui est invitée à grandir et à devenir pleinement chrétienne, au sens fort du mot.

Laissons parler d’elle-même la prière exprimée à haute voix par l’assemblée de l‘Unité Pastorale de Champlon-Tenneville réunie ce jour-là autour de son pasteur et de sa nouvelle équipe :

« Aujourd’hui, par cette célébration, nous renouvelons ce qui se passait dans l’église primitive. Animée par l’Esprit, elle envoyait avec joie quelques-uns de ses membres pour encourager leurs frères dans la foi et pour témoigner du Christ. Elle confiait des responsabilités à quelques-uns de ses membres pour que tous vivent davantage selon l’Évangile. Nous te prions, Seigneur, pour l’Équipe Pastorale que tu envoies aujourd’hui. Donne aux membres de l’équipe d’exercer ensemble leur responsabilité au service de la communion et de la mission de notre Unité Pastorale. Qu’ensemble, au sein de notre diocèse, nous devenions tous des ferments de vie évangélique, sel de la terre et lumière pour le monde. Amen. »

Nous souhaitons de tout cœur à chacune et chacun ainsi qu’à l’équipe pastorale et à l’ensemble de l’Unité une belle route sur les chemins du monde d’aujourd’hui qui traversent ce petit bout de terre famennoise.

Et plus largement, merci à toutes celles et à tous ceux qui acceptent dans la durée, dans tout le diocèse et au sein de l’Église universelle, d’être ouvrier engagé volontaire, membre à part entière d’une équipe pastorale ou autre.

Messe de lancement dans le secteur de La Bruyère : un élan joyeux !

De nombreux secteurs se mobilisent vaillamment pour avancer contre vents et gouttelettes décourageantes et construire en communauté l’Unité pastorale. Parmi elles, le secteur de La Bruyère s’est mobilisé à Rhisnes ce dimanche 6 février pour lancer officiellement la communauté dans cette aventure spirituelle et humaine et conforter l’équipe préparatoire dans son travail de fond.

Le mot d’introduction présenté par Bernard van Tichelen a donné d’emblée le ton ; en voici un extrait :

« (…) Les 7 paroisses de notre secteur sont aujourd’hui réunies autour d’une Parole qui nous convoque et nous rassemble.

Mais cette Parole nous appelle aussi à aller de l’avant.

Aujourd’hui encore Jésus nous invite à prendre le large et à lancer à nouveau nos filets même si comme Simon la nuit a été rude et la récolte maigre… Reste à voir comment entendre cet appel avec notre préoccupation de construire une communauté chrétienne vivante à La Bruyère. Car chacun de nous, de par son Baptême, est membre du Corps du Christ qu’est l’Église et donc d’une manière ou d’une autre nous participons déjà à cette vie de l’Église.

Rendons grâce à Dieu pour ce qu’il nous donne de vivre ensemble et que son Esprit nous guide et nous fortifie. (…) »

Pour cette célébration participative et vivante, les pieds fixés dans le présent et le regard dirigé vers l’avenir, le passé et ses racines fortifiantes étaient rendus visibles par la présence de reliques provenant des 6 paroisses, accompagnées d’une statue de Marie pour la paroisse de Meux dédiée à Notre-Dame.

C’est un fait : les membres de notre équipe s’émerveillent à chaque ‘chantier » de notre diocèse tant est unique le vécu de chaque communauté et de chaque unité ; la créativité mise à l’œuvre pour bâtir le Royaume est une réalité réjouissante, riche des essences singulières présentes dans les différents endroits.