Un an de pandémie dans l’Unité Pastorale Manhay – Saint-François

Voilà presque un an que nos vies sont chamboulées par la crise sanitaire. Nous avons dû réinventer notre façon de vivre. Nos relations sont changées et nous devons également être inventifs pour garder le contact avec ceux que nous aimons. Vous l’avez remarqué, la vie pastorale a été rudement touchée pour les mesures sanitaires : suspension des offices avec assemblée, arrêt des visites à domicile, mise sur pause des catéchismes et autres activités paroissiales, etc.

Après une dizaine de jours d’arrêt, l’unité pastorale « Manhay – Saint-François » a entamé une profonde réflexion. Comment rejoindre nos paroissiens qui sont à domicile ?

Nous disposons de réseaux de communication : page facebook et site internet. Cela est une évidence, nous devons les utiliser car c’est le seul moyen de rejoindre une petite partie de nos paroissiens. L’équipe pastorale commence par la diffusion des messes dominicales et de fêtes.  A notre grande surprise, il y a une réponse positive des paroissiens connectés. Félicitations, soutiens et encouragements nous parviennent afin de continuer cette présence virtuelle. Nous touchons un nouveau public, des personnes plus éloignées de l’Eglise. Un noyau se constitue pour porter la prière de tous ceux qui ne peuvent être présents.

Très vite, les mesures sont prolongées. Nous souhaitons continuer notre présence et la rendre plus visible. Dans le respect des réglementations, un groupe de quelques choristes et musiciens de l’unité pastorale se met en place grâce à l’initiative d’une jeune musicienne. L’objectif : apporter de la chaleur et du réconfort grâce à la musique. Enregistrements musicaux, capsules vidéo sont réalisés et diffusés sur le web.

Malheureusement, les chiffres de contamination ne sont pas bons. Entre les assemblées restreintes et les nouvelles suspensions des offices, nous sommes invités à devoir continuer notre présence virtuelle. Nous célébrons les grandes fêtes de l’Eglise confinés. Semaine Sainte, Pâques, Toussaint, Noël sont célébrés à huis-clos. L’équipe pastorale met alors en place plusieurs projets afin de marquer, de manière visible, ces grandes fêtes dans les villages de l’unité pastorale. A Pâques, chaque porte extérieure des églises a été décorée abondamment de fleurs et nous avons invité les paroissiens à déposer des bougies sur le seuil de leur maison. A Noël, une balade des crèches a été organisée. Près de 50 villageois ont exposé une crèche devant chez eux. Un calendrier de l’Avent 2.0 a été mis sur pied. Chaque jour, une musique, un chant, un conte a été publié pour nous préparer à la fête de la Nativité. D’autres activités ont été réalisées pour maintenir le contact. On ne saurait pas toutes les citer.

Cette crise nous rappelle combien nous sommes des êtres relationnels. Derrière ces initiatives « virtuelles », nous sommes conscients que beaucoup de personnes n’ont pas accès aux médias sociaux et à internet. Ils restent privés de ce lien avec l’Eglise locale. Coup de téléphone, courte visite (dans le respect des mesures sanitaires) sont organisés. Mais cela reste faible … Cette coupure nous fait prendre conscience que la Foi est une grâce qui se vit essentiellement ensemble et non individuellement. Nous espérons, très vite, pouvoir célébrer dans nos églises, lieux de rencontres et de communions.

Thomas EHLEN,

membre de l’E.A.P. de l’unité pastorale « Manhay – Saint-François »

La journée diocésaine reportée

A vos agendas !

La journée diocésaine, prévue le 20 mars, est reportée au samedi 25 septembre.

Le Père Christoph Theobald nous accompagnera et nous fera réfléchir sur le thème :

S’asseoir, discerner… pour une conversion missionnaire

Temps de confinement et émergence des charismes

En octobre dernier, le Cardinal de Curie d’origine maltaise, Mario Grech, donnait une interview ( Interview du Cardinal Grech par A. Spadaro sj et S. Sereni, 23/10/2020) sur les conséquences de la pandémie dans la vie de l’Église. Ses propos invitent à poser le regard sur les charismes qui ont émergé et émergent encore à la faveur de ce temps de crise.

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L’année 2020 restera à jamais marquée dans les mémoires. La pandémie a forcé le monde entier à s’arrêter. Pour certains, l’impossibilité de se rassembler pour célébrer l’eucharistie interrompt toute vie d’Église. Dans une interview, le Cardinal Grech, secrétaire général du Synode des Évêques, a invité chacun à s’arrêter un moment et à réfléchir. Pour lui, la crise que nous vivons est, sans doute, une opportunité pour l’Église. 

La fidélité du disciple à Jésus ne peut être compromise par l’absence temporaire de liturgies. « Dans la situation qui a empêché la célébration des sacrements, nous n’avons pas compris qu’il y avait d’autres manières de faire l’expérience de Dieu. » affirme le cardinal.

Un défi se dessine pour l’Église : découvrir une manière nouvelle d’être, de parler et de s’engager qui réponde au besoin d’un service évangélique total pour le monde. Le confinement nous oblige à ouvrir les yeux sur la réalité que nous vivons, dans le monde comme dans nos églises. Comment réapprendre à nous convertir nous-mêmes, comme nous y invite le Pape François ? Comment être plus conscients de cette fraternité universelle fondamentale ?

S’il est indéniable que l’Eucharistie est le sommet et la source de la vie même de l’Église et des fidèles, écouter et célébrer la Parole de Dieu, expérimenter la diaconie sont aussi des chemins sûrs pour réaliser cette conversion pastorale. La meilleure façon de faire l’expérience de l’amour chrétien est le ministère du service. Pendant ce temps de pandémie, nous avons été témoins d’une compassion et d’une solidarité généreuses et renouvelées. La fraction du pain eucharistique et de la Parole ne peut se faire sans rompre le pain avec ceux qui n’en ont pas. La diaconie est une dimension constitutive de l’être de l’Église et de sa mission.

Pendant le confinement, la créativité s’est déployée d’une manière exceptionnelle. Au cœur des unités pastorales et des paroisses, des charismes cachés ont émergé dans les équipes, les familles, ou même chez des personnes apparemment loin des communautés…

Mais qu’est-ce qu’un charisme ? Le Père Christoph Theobald, qui animera la 10ème journée diocésaine à l’automne prochain, précise que c’est à la fois le don qui est fait à quelqu’un et la personne elle-même ! A chacun, l’Esprit-Saint donne librement ce qu’il veut, non pour notre propre gloriole mais pour la croissance de la communauté et de chacun de ses membres. Tout charisme apporte quelque chose de neuf en vue du bien commun. Lorsqu’il déploie l’image du corps, l’apôtre Paul fait comprendre que même les charismes les plus modestes sont importants. Plus que jamais, les pasteurs et les équipes pastorales devront s’atteler à la tâche essentielle de discernement et de reconnaissance des charismes car ils ouvrent des horizons d’espérance !

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial

Une Bible itinérante pour cheminer vers Pâques

Nous voici entre Noël et Pâques, période « plus calme » s’il en est -excepté pour les étudiants bien entendu, à qui nous adressons nos meilleures pensées encourageantes ! Les règles sanitaires et l’usure de notre sainte patience mise à l’épreuve font naître « sans attendre » des initiatives pour les semaines à venir et le Carême qui pointe déjà à l’horizon.

Cette idée de Bible itinérante se fonde sur notre foi en la puissance vivante et toujours actuelle de la Parole de Dieu, du vif désir du Verbe de s’inviter chez nous. Elle découle aussi de la certitude que l’Esprit, à chaque instant, est à l’œuvre de manière singulière en chaque enfant de Dieu, un Dieu qui est aussi Père désirant infatigablement exprimer son Amour.

Concrètement, voici un ensemble de suggestions qui sont bien évidemment adaptables au cas par cas.

Chaque jour, du mercredi des Cendres au dimanche de Pâques -ou même de Pentecôte-, une Bible devenue pour la circonstance la Bible itinérante est accueillie dans un foyer différent et, le dimanche, dans une église de l’Unité ou du Secteur.

Chaque participant s’étant fait connaitre auprès de l’organisateur, il a été averti par celui-ci du jour qui lui a été imparti (sur demande ou non) ainsi que des coordonnées de l’étape précédente et suivante pour pouvoir assurer le suivi. Il reçoit ainsi cette Bible, entre 17h et 19h ou selon ce qui a été convenu, accompagnée d’un feuillet, d’un cahier et d’une bouteille de gel hydroalcoolique. L’accueil, l’animation d’un temps de prière et de méditation est laissée à sa convenance mais il est invité à en laisser une trace, librement, dans le cahier qui accompagne (notes, prière, photo, dessin…). Un petit film ou autre média peut aussi être envoyé à la personne de référence pour compléter le cahier. En outre, un feuillet accompagne ces ouvrages : en l’occurrence, il ne reprend ici que les références de l’évangile du jour et des suggestions pour « après » afin de laisser libre cours à l’imagination créatrice des hôtes et hôtesses de la Parole. Par la suite, le cahier pourra être mis en valeur et ouvrir -qui sait- de nouvelles pistes pastorales.

Pourquoi ne pas mettre aussi dans nos églises, à l’endroit où il y avait la crèche, le Livre de la Parole, présenté aux hommes comme l’enfant de la crèche : Dieu qui se fait proche de nous ?

Restons unis dans l’espérance par la prière et l’Amour, jour après jour.

Une année nouvelle, un temps favorable

Photo de Bruno Thethe sur Pexels.com

‘Bonne année, bonne santé !’ Oserons-nous encore prononcer ces mots à l’occasion de la Saint-Sylvestre ? Sans doute, prendront-ils un tout autre sens… L’année 2020 a été bien difficile et, si la pandémie n’est pas terminée, elle laissera bien des traces dans nos vies… Nous avons dû apprendre la démaîtrise. Démaîtrise extérieure, les consignes sanitaires nous ont contraints à rester chez nous, à limiter fortement nos rencontres, à changer nos habitudes, à restreindre les projets. Même l’espace et le temps ont changé brutalement. Et qu’en est-il de la démaîtrise intérieure ? Sommes-nous capables, avec l’apôtre Paul, de dire en vérité « Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20) ?

Les circonstances nouvelles nous ont forcés à la créativité. Nombre de pasteurs, d’équipes pastorales, de catéchistes… rivalisent d’imagination pour que l’Eglise soit présente aux côtés des jeunes comme des plus âgés, des souffrants surtout, dans nos villages, dans nos quartiers… L’Esprit-Saint souffle toujours, en avons-nous suffisamment conscience ? Nous ne sommes pas seuls. Dieu lui-même vient rejoindre son peuple, Il se fait PROCHE ! Ce message de Noël est d’une actualité brûlante en temps de confinement et de distanciation.

Nous nous sommes découvert apprenants : utiliser les moyens modernes de communication, découvrir les avantages des visioconférences et les multiples possibilités des retransmissions vidéo. Mais plus que jamais, nous aspirons à la rencontre, la rencontre vraie avec l’autre, avec les autres… Quelle joie quand nous pourrons à nouveau nous réunir, nous encourager par une poignée de mains, nous serrer dans les bras, partager des moments de convivialité… Plus que jamais, nous aspirons à la rencontre avec l’Autre, si grand et pourtant notre intime, dans la parole partagée, l’eucharistie célébrée, la communauté rassemblée !

L’équipe diocésaine du Chantier espère pouvoir bientôt retrouver les acteurs sur le terrain fertile des paroisses, goûter à nouveau la joie de travailler en présentiel et de bâtir ensemble des communautés signes de cette Unité qui vient de Dieu : « Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance »[1] Jn 15, 5-9. Au cœur de ce temps de pandémie, notre mission aussi est interpellée. Nous devons apprendre à moins nous appuyer sur nos propres forces, nos plans… et à davantage accueillir la nouveauté du Royaume de Dieu.

Abordons cette année 2021 avec un regard plein d’espérance. Ensemble, soyons inlassablement témoins de l’amour de Dieu et de sa tendresse pour les plus fragiles. Par mille et un gestes d’attention, par notre proximité, par notre prière, contribuons à l’avènement de la fraternité universelle. Et 2021 sera une bonne année !

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial


[1] Thème de la Semaine de l’Unité 2021

Sur les chemins les plus retirés, kit d’explorateur et doses de patience dans le panier !

De nombreuse initiatives personnelles et communautaires fleurissent un peu partout, contagieuses ou isolées, souvent très discrètes mais toujours à caractère unique. Des nouvelles formules, tâtonnantes, invitent instamment chaque chrétien à mettre son tablier, à changer de regard et de comportement afin de se rendre proche et de s’adapter à la situation. Cap sur la fraternité et sur une autre manière de pratiquer, de communier ! La Patience (sainte pour sûr) s’impose plus qu’à son tour avec ses sœurs Persévérance et Fidélité car cette année, nombre d’initiatives semblent avoir eu peu d’impact, révélant toujours davantage les disfonctionnements, les limites humaines et la nécessité d’y remédier ensemble. Sans compter qu’un défi de taille nous interpelle sourdement : comment rejoindre les « démunis » dont la capacité motrice, le matériel technologique, les moyens de vivre manquent ? Parlons-en ! Voici 3 idées déposées sur la table pour tenter l’aventure :

Quelques tablettes tournantes, décomplexifiées de la multitude d’utilisations possibles pour n’être chargées de transmettre hors connexion que quelques messages bien précis : par exemple, le film d’une célébration particulière ou d’un concert de Noël des enfants de l’école, un message bienveillant et une bénédiction du curé, une prière partagée, un chant, une photo,… Chaque tablette est accompagnée d’une fiche pédagogique, bien pratique en cas de confinement total ou de difficulté rencontrée par l’utilisateur/trice. Ce tutoriel ne diminue en rien l’intérêt de la présence d’une personne de référence, surtout au début de la découverte de cette manière de communiquer. Ci-dessous, un exemple de tutoriel (présenté en PDF mais n’hésitez pas à nous demander la version Word pour la retravailler).

Une autre idée serait de proposer à tout qui veut de s’inscrire sur une liste spéciale, bien cadrée, n’engageant à aucune réunion ni obligation, ayant pour seul but de faire connaitre rapidement et au plus grand nombre de volontaires une situation exceptionnelle qui se présenterait inopinément. Appel très concret et ponctuel que rencontre chaque UP, secteur ou paroisse. Souvent, quelques personnes officiellement nommées ou naturellement connues pour leur serviabilité et leur savoir-faire interviennent, les informations circulant par téléphone, mail ou de bouche à oreille, certaines bonnes âmes étant plusieurs fois sollicitées alors que d’autres regrettent de n’avoir pas été mises au courant. Que ce soit pour un déménagement difficile, des manques dramatiques à pourvoir, des préparatifs ou collecte d’objets précis pour un projet pastoral… ces gestes fraternels intéressent un public plus large que le cercle des pratiquants réguliers.

Une troisième idée consiste à répandre plus largement et à organiser de manière plus pratique et sécurisée l’expansion de la Flamme de Bethléem l’année prochaine, signe symbolique qui a prouvé plus que jamais l’incroyable puissance d’ambassadrice universelle qu’elle détient. C’est particulièrement vrai lorsqu’on la partage systématiquement, voire courageusement, à ses voisins de tout bord, de tout âge, de toute origine ; on découvre combien chaque contact est porteur de bonne nouvelle, de joie, d’émotion. En outre, voilà – enfin- un signe d’espérance très accessible à chacun, avec pour seul don requis celui de l’amour du prochain.

Sans tarder, souhaitons-nous une année 2021 encore plus riche d’amour et d’initiatives !

N’hésitez pas à prendre contact !

Bien à vous, par le Christ,

Un coup de pouce pour vous lancer dans l’aventure du numérique ?

Cet article peut vous être utile ! Largement inspiré d’un outil proposé par le diocèse de Liège, mis à la disposition des équipes pastorales et d’un public plus large, il peut vous aider à faire un choix parmi les nombreuses applications et tutoriels accessibles.

Quelques objectifs à la portée du commun des mortels :

Organiser des visioconférences. Parmi les nombreuses solutions, nous vous suggérons Jitsi. Logiciel gratuit, il ne nécessite ni inscription ni installation ; il suffit d’avoir un navigateur internet (google, firefox, edge, opera,…). Sachez qu’il vous propose d’installer l’application sur votre ordinateur ou de devenir client par abonnement mais ce n’est toutefois pas nécessaire : vous pouvez lancer une réunion immédiatement, en suivant la procédure et en envoyant simplement le lien de la réunion à vos contacts (par mails). Autre suggestion : l’abonnement Zoom (comptez entre 10 et 17 euros par mois selon le choix) qui permet une qualité de transmission supérieure. Une seule personne doit être abonnée mais devient nécessairement celle qui invite lors des réunions (ce n’est pas transmissible). Une version gratuite existe aussi, bien entendu. Google propose Meet, mais dans la version gratuite, tous les invités doivent avoir un compte gmail.com (ce qui restreint peut-être les invités possibles). Bref. Il y a du bon et du moins bon partout, mais tous ne cessent de s’améliorer et proposent des petites variantes qui ont l’heur de plaire selon les goûts. Il faut donc se jeter à l’eau et être patient… d’autant qu’à certains moments d’affluence, il peut y avoir « encombrement ». Dernière chose, un application pour tablettes et smartphones existe, permettant à ceux qui n’ont pas d’ordinateur de participer aussi à la réunion. Qu’on se le dise !

Réaliser un montage audio. Vous désirez faire un enregistrement vocal qui comporterait un fond sonore ? Audacity, par exemple, est un enregistreur et éditeur sonore simple et performant.

Réaliser un montage vidéo. Le tutoriel Openshot vous permet d’insérer des vidéos, images et sons sur différentes pistes ; de créer des enchaînements, d’ajouter des effets de transition.

Convertir une vidéo dans différents formats et « alléger » son poids. L’application Handbrake vous sera très utile. Elle permet aussi de réaliser des sauvegardes à partir de vos DVD.

Diffuser des vidéos. Les deux canaux principaux sont You Tube et Facebook. Ces deux plateformes nécessitent d’avoir un compte pour pouvoir être utilisées. Ne perdez cependant pas de vue que de s’inscrire sur une plateforme n’implique pas nécessairement d’y être assidu et de s’y étaler. Seules quelques informations sont requises et vous pouvez signifier d’emblée à vos futurs visiteurs que vous l’utilisez pour raison purement pratique et professionnelle. Concrètement, vous avez le choix de diffuser vos vidéos en direct ou par vidéo enregistrée ; en vision privée (seulement accessible sur invitations) ou en vision publique… ou même programmer la diffusion à une date ultérieure.

Partager des fichiers volumineux. Pour partager des fichiers volumineux (vidéos, programmes, photos…) les pièces jointes de courriels ne suffisent pas. Swisstransfer.com/fr ou wetransfer.com permettent de transférer gratuitement jusqu’à 50 Go. Là aussi, vous pouvez ouvrir un compte à votre nom (plus rapide si vous le faites régulièrement) mais vous pouvez tout aussi bien envoyer directement votre fichier volumineux à l’adresse mail de votre choix.

Assistance technique à distance. Merveille de la technologie, quelqu’un peut vous aider à distance, avec votre accord, en pilotant votre ordinateur. AnyDesk (solution pratique et entièrement gratuite pour les utilisateurs privés), TeamViewer (logiciel payant), DWService (gratuit) sont recommandables.

Conseils pratiques :

  • Si vous le pouvez, privilégiez toujours l’audio à l’image (il est plus important de bien entendre).
  • Pour avoir une belle vidéo, la priorité est d’avoir une belle lumière (et non la qualité de la caméra) > éviter le contre-jour (conseils sur https://cutt.ly/5gNUK6l )
  • Faites appel aux jeunes de vos UP ; ils seront fiers de vous aider !
  • Le diocèse de Liège propose, pendant le temps du confinement, une adresse mail où des personnes-ressource sont accessibles en cas de problème. Peut-être avez-vous quelques notions et connaissances à mettre à la disposition des « défavorisés de l’Internet ? » Mais non ! Que dis-je !?! En vrai, cela n’existe pas ! C’est comme pour le permis de conduire : il faut s’y mettre, apprendre, s’entraîner… avec la chance en plus de pouvoir s’entraîner sans risquer l’accident 😉 Courage ! Le jeu en vaut la chandelle !

Des communautés ‘incarnées’ et missionnaires

Photo by Matthew Bowden from FreeImages

L’Église est communion de communautés de croyants dispersées dans les cinq continents. Tout y est enjeu de relations : relation à Dieu par le Christ dans l’Esprit-Saint, relations de ceux qui partagent une même foi, relations entre les croyants et leur environnement. Sans doute, la fécondité d’une communauté chrétienne se mesure-t-elle à la qualité évangélique des relations vécues quelles qu’elles soient.

Il est capital de soigner tout particulièrement le tissu relationnel entre les disciples du Christ, non seulement pour le bien de ceux-ci, mais aussi pour garantir leur tonus missionnaire. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’ils reconnaîtront que vous êtes mes disciples » (Jean 13-35). La crédibilité du témoignage en dépend très largement.

Animer des communautés pour promouvoir la croissance de leur vécu évangélique a de quoi pomper toute l’énergie des acteurs pastoraux. Pourtant, une communauté ne peut se contenter de fonctionner même si c’est de belle manière. Le pape François insiste sur le danger pour l’Église d’être autoréférentielle et rappelle que tout chrétien est appelé à être toujours davantage disciple-missionnaire. C’est pourquoi, le Chantier Paroissial attire l’attention sur le milieu dans lequel les communautés sont insérées. Il ne s’agit pas d’une simple stratégie pastorale mais bel et bien d’une implication directe de la nature missionnaire de toute communauté de foi.

Nous sommes appelés à témoigner d’un Dieu qui s’est incarné, qui est venu converser avec les hommes, qui a rejoint la condition humaine dans toute son épaisseur pour l’habiter de l’intérieur. Pour ce faire, les communautés d’aujourd’hui doivent porter une grande attention au réel humain dans lequel elles sont insérées, en mesurer les enjeux et en saisir les défis pour l’annonce de l’Evangile.

Dans sa pédagogie, le processus de mise en place des unités pastorales, réalisé avec les équipes locales, consacre une première étape du travail à regarder avec attention la réalité humaine des villes, villages et quartiers qui hébergent les communautés. Il s’agit d’un processus d’appropriation de son environnement et de discernement des priorités pastorales pour bâtir, là où elle vit, une Eglise authentiquement missionnaire. Ce travail enraciné dans la Parole de Dieu et incarné dans l’expérience humaine, ici et maintenant, sera le socle de la dynamique missionnaire que déploiera la future Unité Pastorale.

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial

Des signes visibles pour éclairer l’invisible…

De belles initiatives émergent et prennent forme. Pensons à les faire connaitre autour de nous, à nous en inspirer peut-être pour les adapter aux réalités et à la créativité qui sont nôtres.

Dans les villages de
MANHAY

La Flamme de Bethléem dans les foyers de vos paroisses ?

​La Lumière de la Paix ou Flamme de Bethléem est un événement chrétien instauré par les guides et les scouts, se déroulant chaque année depuis 1983 pendant la période de l’Avent. Allumée dans la grotte de la nativité à Bethléem, la lumière est rapportée à Linz en Autriche, puis transmise de main en main – ou devrions-nous dire de mèche-en-mèche – partout en Europe et dans le monde. Elle constitue un symbole de paix et de fraternité, que l’on peut recevoir et diffuser. Chacun peut participer à la transmission de la Lumière de la Paix de Bethléem, qu’il soit scout ou non.

​Cette flamme de la paix arrivera le dimanche 13 décembre à l’église Saint-François de Louvain-la-Neuve. Initialement, une célébration était prévue de 20h30 à 21h30 mais elle ne pourra vraisemblablement pas avoir lieu. Cependant, la flamme reste accessible. En la ramenant chez vous et en invitant largement tout qui veut, elle peut devenir un signe fort de lumière, de paix, d’espérance et de fraternité.  N’hésitez pas à la partager aussi à vos voisins, avec les personnes seules de votre entourage… 

Sur son site, BEAUVECHAIN a proposé cette prière pour l’accompagner :

Parle Seigneur ! Ta parole éclaire nos vies.

Elle nous accompagne dans la joie, la paix et l’espérance.

     Elle nous réconforte dans les moments de fatigue,

    de découragement et de doute.

    Brille Seigneur ! Ta lumière nous entoure,

     nous fortifie, nous donne la joie d’espérer.

    Merci, Seigneur, pour cette flamme de Bethléem.

    Qu’elle illumine nos yeux et ouvre nos cœurs !

    Qu’elle éclaire et rende merveilleux tous les visages du monde !

    Écoute Seigneur !

    Ton chemin soutient notre joie dans cette attente.

    Guide-nous, sur le chemin de lumière.

    Attise en nous le feu de ton amour

    pour garder le lien avec les personnes rencontrées.

                                                                      Amen.


    

À l’approche de Noël,

qu’est-ce que je peux donner autour de moi ?