SYNODE ET CONSEIL PASTORAL

L’Eglise prend la route d’une manière inédite pour faire l’expérience de ce que Dieu attend d’elle en ce 3ème millénaire. Marcher ensemble, n’est-ce pas aussi le style de vie auquel sont appelés nos unités pastorales et secteurs ? Revivifier ou mettre en place un Conseil Pastoral est un appel pour aujourd’hui ! C’est le lieu privilégié pour donner la parole au plus grand nombre, discerner les appels de l’Esprit-Saint et construire une fraternité chrétienne signifiante.

Le Conseil Pastoral[1] sert la dimension synodale de l’Unité Pastorale, c’est-à-dire notre capacité à vivre ensemble. ‘Pour “ marcher  ensemble ”, il est nécessaire que  nous laissions l’Esprit  forger en nous  une mentalité vraiment synodale, en entrant avec courage et avec une liberté de cœur dans un processus de conversion’[2].

Pourquoi un Conseil Pastoral au niveau local ? L’Eglise se trouve aujourd’hui devant des défis nouveaux pour répondre à sa mission : annoncer l’Evangile. La manière de faire Église ne cesse d’être interrogée par ces bouleversements en profondeur. Il est clair que la vie de l’Église et sa mission chez nous ne peuvent plus s’envisager sans la participation de tous les baptisés au devenir de leurs communautés.

Sur le territoire des UP, les lieux d’Église sont multiples. Équipes, mouvements, paroisses, lieux de ressourcement, associations, tant de réalités qui permettent à chacun, quelle que soit sa sensibilité, de rencontrer le Christ. On prend donc conscience de l’importance, voire de la nécessité, d’un lieu d’intégration de ces différentes réalités : espace d’échange, de concertation et de réflexion. Ce lieu permet à la communauté d’ajuster ses priorités et ses pratiques pour répondre à la question fondamentale : « Qu’attends-tu de nous aujourd’hui ici, Seigneur ? Que faut-il faire pour bien agir, selon l’Évangile ? » C’est la question du discernement ! Et nous ne sommes pas sans ressources : marqué par l’Esprit, chacun de nous dispose d’une sorte de flair, d’intuition qui l’éclaire sur ce qu’il est bon de penser et de faire lorsqu’il se concerte avec d’autres en Église. La mise en commun de nos intelligences et de ce que l’Esprit souffle en nos cœurs nous donnera de découvrir la façon la plus adaptée de répondre à la mission que le Seigneur nous confie comme communauté locale. Le Conseil Pastoral se fera l’écho de ce que vivent les hommes et les femmes de ce temps. A la lumière de la Parole de Dieu, il déterminera les orientations pastorales, élaborera des projets concrets (à court terme) et évaluera le travail accompli.

Caisse de résonance des différentes paroisses et réalités pastorales, le Conseil Pastoral sert la mission de favoriser une communion dynamique, ouverte et missionnaire, au bénéfice de tous ceux qui nous entourent.  

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial


[1] Le Conseil Pastoral – fascicule du Chantier Paroissial – 2015

[2] Document préparatoire du Synode, p.12

Une semaine avant le Beaujolais nouveau, voici les résultats des réponses de l’enquête du mois de juin !

À consommer sans modération 😉 Regroupés et classés par thèmes, ils sont aussi accompagnés d’une fiche pour les travailler en équipe(s).

Deux présentations de la synthèse représentative des réponses vous sont proposées ci-dessous (à télécharger).

  1. Un tableau (A) à partir de la triple mission de l’Église

Une synthèse en cinq colonnes : la triple mission de l’Église, sans oublier la communication et la coordination : les cinq préoccupations de l’équipe pastorale…

  • Célébrer, prier
  • Annoncer
  • Servir, vivre ensemble
  • Communiquer
  • Coordonner

… et trois lignes :

  • L’agir
  • Le ressenti
  • La réflexion

2. Un tableau (B) à partir du Voir – Juger – Agir

Un tableau en quatre colonnes …

  • Se recentrer, prier, célébrer  
  • Réfléchir, étudier, se former   
  • Décider, se situer, s’organiser   
  • Agir, servir, annoncer  

… et trois lignes :

  • Pistes classiques
  • Difficultés, obstacles
  • Pistes plus nouvelles

La totalité des réponses, « à l’état brut », vous est également accessible sur demande, mais nous semble peu propice à un travail de réflexion en équipe.

Bonne continuation à toutes les équipes et encore merci à tous ceux qui ont participé à l’élaboration de cet outil d’observation, de synthèse et de réflexion !

… dites-leur : ‘Le règne de Dieu s’est approché de vous.’ »

La dernière phrase de l’évangile de ce jour, de ce lundi 18 octobre, est pour le coup une Bonne nouvelle ! Hier, à l’heure où la plupart d’entre nous vaquions à nos occupations dominicales, s’est déroulé un événement aux multiples facettes dont nous n’imaginons pas la portée sur la partition de l’Esprit saint. La Fondation de l’Unité Pastorale de Libin, sous la protection et la guidance de notre vénérable Mère, a correspondu avec le lancement du synode sur La Synodalité. Tout fut une affaire d’équipes, de la préparation à la célébration elle-même, sans oublier loin s’en faut l’envoi en mission de l’équipe chargée de mettre en place cette écoute du sensus fidei du Peuple de Dieu, équipe représentée à Libin par plusieurs de ses membres.

Á l’heure où les résultats de l’enquête diocésaine de juin sont à la dernière étape de mise en page pour vous êtres rendus, nous nous apprêtons à vivre un moment historique dont nous pouvons chacune et chacun être les ouvriers. La moisson est abondante, et nous sommes tous appelés à la tâche ! Ceux qui craignent le double-emploi que pourrait amener une « nouvelle enquête » et le risque accru de fatigues administratives vaines qui pourraient en découler seront heureux d’apprendre que la démarche synodale qui va nous être présentée est bien davantage de l’ordre de propositions d’expérience(s) à vivre et à partager chez nous, plutôt qu’un questionnaire universel et interminable. Ainsi, nous pouvons nous attendre à une invitation pleine de Vie, d’Espérance et de Promesse, à découvrir prochainement, mais surtout à laisser germer dans tout notre être et nos communautés afin qu’elle puisse porter les fruits d’Amour voulus par notre Père et semés par l’Esprit.

À tout bientôt donc, fraternellement !

Les 9 clochers de l’Unité Pastorale Notre Dame de la Haute-Lesse

Une Équipe Pastorale

Une équipe pour le Synode

La parole aux diocésains après le confinement

Clip art Enquête - libre de droits - GoGraph

Comme l’évoquaient les Communications de septembre, vous avez été nombreux à répondre à l’enquête lancée en juin par le diocèse. Merci à tous ceux qui ont participé. Il n’est pas possible de livrer tous les résultats dans cet article. Néanmoins, en voici un avant-goût. Une synthèse plus complète des résultats de l’enquête sera accessible sous peu sur le site du diocèse.

Le confinement a été une rude épreuve marquée par la peur, l’incertitude, l’absence de contacts physiques, la réduction des relations. Un certain nombre regrette le silence des responsables de l’Église et le manque d’intérêt des politiques à l’égard des cultes, souvent vécus comme une blessure. Par contre, manques et restrictions ont permis des (re)découvertes, révélé l’importance du lien social, suscité de nombreux sujets de réflexion, occasionné une prise de conscience des formes multiples de fragilité. Un enjeu majeur a été de maintenir le lien, de favoriser la communication. Beaucoup soulignent la capacité d’adaptation et de résilience. Certains ont profité de ce temps pour revoir leurs priorités et leurs valeurs, pour s’ancrer davantage en Dieu, résolument dans l’espérance.

Les communautés chrétiennes ont mesuré combien l‘action pastorale dépasse la seule liturgie.  De là résonnent bien des appels : mettre davantage en avant le message évangélique, varier les propositions de célébrations et de rencontres ; en toutes choses, donner du sens, toujours mettre l’humain au centre, ne jamais négliger l’écoute. Il ressort également le besoin vital de proximité et singulièrement d’une attention particulière aux situations de solitude et de fragilité. Il importe de se révéler plus créatifs et audacieux pour aller à la rencontre des gens, permettre la joie de se retrouver, promouvoir une vie vraiment communautaire et solidaire.

Ce temps a été l’occasion pour beaucoup de s’approprier les nouvelles technologies et d’en user avec bonheur. Cependant il ne faut pas négliger les victimes de la fracture numérique.

Des questions demeurent, voire ont pris plus d’acuité : décloisonner les communautés, abandonner le mauvais esprit de clocher, sortir de la routine, questionner les habitudes, revisiter les rites, … . Certains insistent sur l’urgence de sortir de la peur et de se remotiver. Des moyens pour redynamiser nos communautés sont évoqués : favoriser des pistes pastorales accessibles, détecter les talents, appeler, responsabiliser, encourager, travailler ensemble, proposer des formations, favoriser et diversifier des lieux de parole.

Des mots reviennent régulièrement : PARTICIPATION, CRÉATIVITÉ, SOLIDARITÉ, PROXIMITÉ et INTÉRIORITÉ. Un fil conducteur ressort : quitter une mentalité qui s’enferme dans ses habitudes pour s’ouvrir ensemble à la nouveauté avec confiance.

Encore une fois merci à tous ceux qui ont participé, aux équipes et groupes qui se sont mobilisés !

S’ASSEOIR, DISCERNER… POUR UNE CONVERSION MISSIONNAIRE

Superbe journée ce samedi 25 septembre à Beauraing ! 190 personnes heureuses de vivre ensemble cette rentrée pastorale… Et le Père Theobald, intervenant de qualité, qui a aidé chacun à rêver l’Église… à devenir des sourciers, chercheurs et découvreurs des charismes dans nos communautés.

Des échos plus complets seront publiés, mais dès à présent, voici un accès aux deux conférences du Père Theobald :

I. Les conditions pour une conversion missionnaire : s’asseoir et
discerner les charisme
s

II. La conversion missionnaire

Unités pastorales et tourisme

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Julien Thiry est membre de l’équipe Chantier du secteur pastoral de Barvaux. En charge de la dimension du tourisme dans son secteur, Julien relève quelques priorités qui peuvent inspirer d’autres unités pastorales, notamment lors du choix des orientations prioritaires.

Un premier constat : dans nos régions touristiques, il y a des visiteurs dans nos églises, phénomène inverse de ce que l’on a l’habitude de voir. Alors que, bien souvent, lorsque nous organisons en Eglise quelque chose, on cherche comment attirer les gens, les touristes, eux, sont là ! Ils viennent à nous. Attention, puisqu’ils viennent à nous, on pourrait avoir tendance à rester dans nos églises. Or il est fondamental que nous sortions, que nous allions aux périphéries comme le rappelle sans cesse le Pape François.

Cette synergie entre les visiteurs qui arrivent et nous qui sortons demande une rencontre ! Et pour qu’il y ait rencontre, il faut se connaître. Qui sont ces visiteurs ? Nous intéressons-nous à eux, pour savoir qui ils sont ? D’où ils viennent ? Soyons attentifs et accueillants.  Par exemple, en prévoyant des traductions, ou mieux en sachant dire un petit mot dans leur langue. Un bel accueil aussi si nous prévoyons un thermos de café, quelques gobelets… dans le fond de l’église.

Voilà donc un deuxième aspect : nos églises sont-elles ouvertes ?  C’est essentiel, même si cela demande un gros travail préparatoire : inventaire, sécurité, … Mais d’abord et surtout une présence, essentielle pour qu’une vraie rencontre se vive !

Dans l’histoire, l’église est lieu d’accueil, d’abri et de refuge même. Or elle est devenue lieu de la seule communauté chrétienne… Parfois même il est difficile pour certains chrétiens de laisser la place à d’autres. Ailleurs, les églises accueillent par exemple en été des étudiants en blocus. Aux équipes pastorales de prendre l’initiative, de proposer des formules nouvelles…  Comment impliquer la communauté chrétienne dans ce chemin ? En créant des liens, elle va s’enrichir !

Que va-t-on proposer aux visiteurs ? Prévoit-on de la musique ? Mettra-t-on l’accent sur telle ou telle statue, tel détail architectural ? L’aspect patrimonial, les œuvres d’art, l’architecture sont autant de domaines qui permettent de faire intervenir d’autres personnes et de mettre en place des petites collaborations. Par exemple, la commune de Barvaux souhaitait organiser des ‘randonnailles’ : les visites d’églises pouvaient s’inscrire dans le projet, et une synergie entre différents acteurs (commune, cercles historiques locaux, initiatives locales même privées…) était nécessaire.  On pourra aussi nouer des contacts et travailler avec le secteur touristique, l’Horeca, le Cipar… chacun avec ses spécificités.

D’autres questions se posent aussi : les seconds résidents, et par ailleurs des ‘nouveaux résidents’ dans nombre de campings dans nos deux provinces avec une paupérisation certaine. Comment les rejoindre ? Comment leur proposer quelque chose chez eux d’abord ? De nombreux défis devant nous !

Julien Thiry

Sur les chemins les plus retirés, kit d’explorateur et doses de patience dans le panier !

De nombreuse initiatives personnelles et communautaires fleurissent un peu partout, contagieuses ou isolées, souvent très discrètes mais toujours à caractère unique. Des nouvelles formules, tâtonnantes, invitent instamment chaque chrétien à mettre son tablier, à changer de regard et de comportement afin de se rendre proche et de s’adapter à la situation. Cap sur la fraternité et sur une autre manière de pratiquer, de communier ! La Patience (sainte pour sûr) s’impose plus qu’à son tour avec ses sœurs Persévérance et Fidélité car cette année, nombre d’initiatives semblent avoir eu peu d’impact, révélant toujours davantage les disfonctionnements, les limites humaines et la nécessité d’y remédier ensemble. Sans compter qu’un défi de taille nous interpelle sourdement : comment rejoindre les « démunis » dont la capacité motrice, le matériel technologique, les moyens de vivre manquent ? Parlons-en ! Voici 3 idées déposées sur la table pour tenter l’aventure :

Quelques tablettes tournantes, décomplexifiées de la multitude d’utilisations possibles pour n’être chargées de transmettre hors connexion que quelques messages bien précis : par exemple, le film d’une célébration particulière ou d’un concert de Noël des enfants de l’école, un message bienveillant et une bénédiction du curé, une prière partagée, un chant, une photo,… Chaque tablette est accompagnée d’une fiche pédagogique, bien pratique en cas de confinement total ou de difficulté rencontrée par l’utilisateur/trice. Ce tutoriel ne diminue en rien l’intérêt de la présence d’une personne de référence, surtout au début de la découverte de cette manière de communiquer. Ci-dessous, un exemple de tutoriel (présenté en PDF mais n’hésitez pas à nous demander la version Word pour la retravailler).

Une autre idée serait de proposer à tout qui veut de s’inscrire sur une liste spéciale, bien cadrée, n’engageant à aucune réunion ni obligation, ayant pour seul but de faire connaitre rapidement et au plus grand nombre de volontaires une situation exceptionnelle qui se présenterait inopinément. Appel très concret et ponctuel que rencontre chaque UP, secteur ou paroisse. Souvent, quelques personnes officiellement nommées ou naturellement connues pour leur serviabilité et leur savoir-faire interviennent, les informations circulant par téléphone, mail ou de bouche à oreille, certaines bonnes âmes étant plusieurs fois sollicitées alors que d’autres regrettent de n’avoir pas été mises au courant. Que ce soit pour un déménagement difficile, des manques dramatiques à pourvoir, des préparatifs ou collecte d’objets précis pour un projet pastoral… ces gestes fraternels intéressent un public plus large que le cercle des pratiquants réguliers.

Une troisième idée consiste à répandre plus largement et à organiser de manière plus pratique et sécurisée l’expansion de la Flamme de Bethléem l’année prochaine, signe symbolique qui a prouvé plus que jamais l’incroyable puissance d’ambassadrice universelle qu’elle détient. C’est particulièrement vrai lorsqu’on la partage systématiquement, voire courageusement, à ses voisins de tout bord, de tout âge, de toute origine ; on découvre combien chaque contact est porteur de bonne nouvelle, de joie, d’émotion. En outre, voilà – enfin- un signe d’espérance très accessible à chacun, avec pour seul don requis celui de l’amour du prochain.

Sans tarder, souhaitons-nous une année 2021 encore plus riche d’amour et d’initiatives !

N’hésitez pas à prendre contact !

Bien à vous, par le Christ,

Un coup de pouce pour vous lancer dans l’aventure du numérique ?

Cet article peut vous être utile ! Largement inspiré d’un outil proposé par le diocèse de Liège, mis à la disposition des équipes pastorales et d’un public plus large, il peut vous aider à faire un choix parmi les nombreuses applications et tutoriels accessibles.

Quelques objectifs à la portée du commun des mortels :

Organiser des visioconférences. Parmi les nombreuses solutions, nous vous suggérons Jitsi. Logiciel gratuit, il ne nécessite ni inscription ni installation ; il suffit d’avoir un navigateur internet (google, firefox, edge, opera,…). Sachez qu’il vous propose d’installer l’application sur votre ordinateur ou de devenir client par abonnement mais ce n’est toutefois pas nécessaire : vous pouvez lancer une réunion immédiatement, en suivant la procédure et en envoyant simplement le lien de la réunion à vos contacts (par mails). Autre suggestion : l’abonnement Zoom (comptez entre 10 et 17 euros par mois selon le choix) qui permet une qualité de transmission supérieure. Une seule personne doit être abonnée mais devient nécessairement celle qui invite lors des réunions (ce n’est pas transmissible). Une version gratuite existe aussi, bien entendu. Google propose Meet, mais dans la version gratuite, tous les invités doivent avoir un compte gmail.com (ce qui restreint peut-être les invités possibles). Bref. Il y a du bon et du moins bon partout, mais tous ne cessent de s’améliorer et proposent des petites variantes qui ont l’heur de plaire selon les goûts. Il faut donc se jeter à l’eau et être patient… d’autant qu’à certains moments d’affluence, il peut y avoir « encombrement ». Dernière chose, un application pour tablettes et smartphones existe, permettant à ceux qui n’ont pas d’ordinateur de participer aussi à la réunion. Qu’on se le dise !

Réaliser un montage audio. Vous désirez faire un enregistrement vocal qui comporterait un fond sonore ? Audacity, par exemple, est un enregistreur et éditeur sonore simple et performant.

Réaliser un montage vidéo. Le tutoriel Openshot vous permet d’insérer des vidéos, images et sons sur différentes pistes ; de créer des enchaînements, d’ajouter des effets de transition.

Convertir une vidéo dans différents formats et « alléger » son poids. L’application Handbrake vous sera très utile. Elle permet aussi de réaliser des sauvegardes à partir de vos DVD.

Diffuser des vidéos. Les deux canaux principaux sont You Tube et Facebook. Ces deux plateformes nécessitent d’avoir un compte pour pouvoir être utilisées. Ne perdez cependant pas de vue que de s’inscrire sur une plateforme n’implique pas nécessairement d’y être assidu et de s’y étaler. Seules quelques informations sont requises et vous pouvez signifier d’emblée à vos futurs visiteurs que vous l’utilisez pour raison purement pratique et professionnelle. Concrètement, vous avez le choix de diffuser vos vidéos en direct ou par vidéo enregistrée ; en vision privée (seulement accessible sur invitations) ou en vision publique… ou même programmer la diffusion à une date ultérieure.

Partager des fichiers volumineux. Pour partager des fichiers volumineux (vidéos, programmes, photos…) les pièces jointes de courriels ne suffisent pas. Swisstransfer.com/fr ou wetransfer.com permettent de transférer gratuitement jusqu’à 50 Go. Là aussi, vous pouvez ouvrir un compte à votre nom (plus rapide si vous le faites régulièrement) mais vous pouvez tout aussi bien envoyer directement votre fichier volumineux à l’adresse mail de votre choix.

Assistance technique à distance. Merveille de la technologie, quelqu’un peut vous aider à distance, avec votre accord, en pilotant votre ordinateur. AnyDesk (solution pratique et entièrement gratuite pour les utilisateurs privés), TeamViewer (logiciel payant), DWService (gratuit) sont recommandables.

Conseils pratiques :

  • Si vous le pouvez, privilégiez toujours l’audio à l’image (il est plus important de bien entendre).
  • Pour avoir une belle vidéo, la priorité est d’avoir une belle lumière (et non la qualité de la caméra) > éviter le contre-jour (conseils sur https://cutt.ly/5gNUK6l )
  • Faites appel aux jeunes de vos UP ; ils seront fiers de vous aider !
  • Le diocèse de Liège propose, pendant le temps du confinement, une adresse mail où des personnes-ressource sont accessibles en cas de problème. Peut-être avez-vous quelques notions et connaissances à mettre à la disposition des « défavorisés de l’Internet ? » Mais non ! Que dis-je !?! En vrai, cela n’existe pas ! C’est comme pour le permis de conduire : il faut s’y mettre, apprendre, s’entraîner… avec la chance en plus de pouvoir s’entraîner sans risquer l’accident 😉 Courage ! Le jeu en vaut la chandelle !

Des communautés ‘incarnées’ et missionnaires

Photo by Matthew Bowden from FreeImages

L’Église est communion de communautés de croyants dispersées dans les cinq continents. Tout y est enjeu de relations : relation à Dieu par le Christ dans l’Esprit-Saint, relations de ceux qui partagent une même foi, relations entre les croyants et leur environnement. Sans doute, la fécondité d’une communauté chrétienne se mesure-t-elle à la qualité évangélique des relations vécues quelles qu’elles soient.

Il est capital de soigner tout particulièrement le tissu relationnel entre les disciples du Christ, non seulement pour le bien de ceux-ci, mais aussi pour garantir leur tonus missionnaire. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’ils reconnaîtront que vous êtes mes disciples » (Jean 13-35). La crédibilité du témoignage en dépend très largement.

Animer des communautés pour promouvoir la croissance de leur vécu évangélique a de quoi pomper toute l’énergie des acteurs pastoraux. Pourtant, une communauté ne peut se contenter de fonctionner même si c’est de belle manière. Le pape François insiste sur le danger pour l’Église d’être autoréférentielle et rappelle que tout chrétien est appelé à être toujours davantage disciple-missionnaire. C’est pourquoi, le Chantier Paroissial attire l’attention sur le milieu dans lequel les communautés sont insérées. Il ne s’agit pas d’une simple stratégie pastorale mais bel et bien d’une implication directe de la nature missionnaire de toute communauté de foi.

Nous sommes appelés à témoigner d’un Dieu qui s’est incarné, qui est venu converser avec les hommes, qui a rejoint la condition humaine dans toute son épaisseur pour l’habiter de l’intérieur. Pour ce faire, les communautés d’aujourd’hui doivent porter une grande attention au réel humain dans lequel elles sont insérées, en mesurer les enjeux et en saisir les défis pour l’annonce de l’Evangile.

Dans sa pédagogie, le processus de mise en place des unités pastorales, réalisé avec les équipes locales, consacre une première étape du travail à regarder avec attention la réalité humaine des villes, villages et quartiers qui hébergent les communautés. Il s’agit d’un processus d’appropriation de son environnement et de discernement des priorités pastorales pour bâtir, là où elle vit, une Eglise authentiquement missionnaire. Ce travail enraciné dans la Parole de Dieu et incarné dans l’expérience humaine, ici et maintenant, sera le socle de la dynamique missionnaire que déploiera la future Unité Pastorale.

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial