Le Concours Reine Élisabeth : une belle allégorie pour nos Équipes Pastorales ?

Comme vous l’avez probablement entendu, le 2e Concours Reine Élisabeth de Violoncelle débute à nos portes. Pour paraphraser une image de Véronique Lesoye proposée lors de Noces d’Or, nous pourrions nous inspirer de ce merveilleux instrument pour approfondir la compréhension de la mission de l’Équipe Pastorale au sein des Unités Pastorales.

Pour qu’un violoncelle donne un son harmonieux, juste, bienfaisant, il faut le concours de plusieurs choses :

  • Il faut des cordes : différentes chacune mais alignées, disposées dans la même direction. Nous pourrions dire que ce sont les qualités de chaque membre, les charismes, la personnalité, unis pour porter la charge pastorale, la Mission de l’Église locale, avec les prêtres.
  • Il faut tendre les cordes. Eh oui, la tension fait mal, contrarie nos aises, nos convictions, mais elle est indispensable pour que les cordes puissent vibrer.
  • Il faut une caisse de résonance. La vie d’une équipe n’est pas repliée sur elle-même mais est destinée à rayonner, s’amplifier, se propager.
  • Il faut un archet qui glisse sur les cordes : c’est la volonté de faire vibrer la vie harmonieusement, coûte que coûte, en faisant intervenir toutes les cordes mais pas forcément toutes en même temps, selon la partition à jouer et les caractéristiques des cordes. Parfois, le musicien choisira même de laisser son archet et de pincer les cordes pour plus de peps et de rythme.
  • Il faut la main du musicien :  celle qui guide l’archet ; j’y vois la main de l’Esprit qui nous guide.  L’autre main aussi, celle qui danse sur les cordes pour leur donner la note ; la main qui nous travaille et nous accompagne chacune et chacun, de maintes manières…
  • Enfin, cet instrument doit reposer sur le corps du musicien. Comment ne pas y voir le Père qui serre son fils dans la parabole des deux frères et y voir l’importance de prendre appui sur le Maître de la Musique ?

Merveilleuse la réalité de cette équipe ! Complexe aussi dans la perception et l’équilibre entre action et lâcher-prise. Un bel instrument entre nos mains… !

Les temps forts du printemps pour le Chantier Paroissial

Cette année, le printemps a un goût de résurrection. Après ces deux années de pandémie, les rassemblements sentent bon la joie des retrouvailles !

Le 23 février, une trentaine de prêtres et acteurs pastoraux ayant reçu en 2021 une nouvelle nomination se sont retrouvés à Beauraing en présence de Monseigneur Warin. Découverte de la vie en unité pastorale au cœur d’un monde sécularisé, partages d’expériences, ateliers divers (partager la Parole de Dieu, gestion administrative et financière de nos unités pastorales, questions pastorales …) ont rythmé la journée. Comme les disciples d’Emmaüs, nous avons marché ensemble, nous avons vécu un temps synodal fort d’écoute de Dieu et des autres.

Le 26 mars, pour la première fois, nous avons rassemblé les équipes pastorales envoyées pour une journée de ressourcement. Une soixantaine de participants, 21 équipes présentes. Écoute et conversion pastorale étaient le fil rouge de la journée. Une animation variée, des moments d’enseignement, des temps de partage en équipe ou entre équipes, du temps gratuit pour vivre une rencontre plus personnelle – adoration, réconciliation, prière à Notre-Dame… Et pour clôturer la journée, un beau moment de prière partagée, rassemblant les intentions et actions de grâce des différents groupes.

Ce printemps voit aussi de nombreuses rencontres au niveau local. Les uns mettent la dernière main à la préparation de la fondation de leur unité pastorale, les équipes pastorales se réunissent et découvrent leur mission, les conseils pastoraux et équipes liturgiques soignent la célébration et les moments de convivialité… Portons dans la prière les unités pastorales fondées en mai-juin : l’UP Saint-Martin Namur-Nord (29 mai), l’UP Sainte-Eugénie en Sambre – Tamines (18 juin) et l’UP du Val d’Attert (19 juin).

D’autres préparent et vivent le renouvellement de leur équipe pastorale. Ainsi, le 20 février, c’est l’UP de Champlon-Tenneville qui a célébré cette étape, suivie le 13 mars par l’UP Gedinne – Croix-Scaille. Moments forts qui nous poussent à la confiance… Oui, Dieu appelle aujourd’hui encore… Et oui, chez nous, c’est possible ! Le 29 mai, ce sera au tour de l’UP des Eaux Vives du pays d’Arlon de vivre ce renouvellement.

Équipes en chemin, équipes préparatoires nouvelles, … autant de lieux riches de rencontres et de partages, au service de la Bonne Nouvelle chez nous !

Marcher ensemble avec le Christ dans nos unités pastorales

Alors que la démarche synodale diocésaine se termine fin mai, prenons le temps de réfléchir à ce ‘marcher ensemble’. À quoi sommes-nous invités bien concrètement dans nos communautés ? Comment nous ouvrir à cette vie toujours nouvelle ?

Les Évangiles nous parlent souvent de ces foules qui suivent le Christ, avides de l’entendre, de le rencontrer et de se laisser toucher par lui, de voir des signes et des prodiges. Parmi ces foules, une poignée de disciples, hommes et femmes, plus ou moins fidèles et convaincus, qui après la Pentecôte, deviennent des témoins brûlants et contagieux de la Résurrection. Et puis ce peuple immense de ceux qui ont accueilli et transmis la Bonne Nouvelle jusqu’à nos jours.

Héritiers de cette longue histoire, nous sommes invités, sous l’impulsion du pape François, à SORTIR et à marcher ensemble à la rencontre des foules qui se trouvent ailleurs. Interpellation inconfortable et déroutante ! C’est tellement plus facile de rester entre nous…

Où trouver la force de répondre à cette invitation ? D’abord en nous rappelant que la mission n’est pas la nôtre : « Dans toute forme d’évangélisation, la primauté revient toujours à Dieu, qui a voulu nous appeler à collaborer avec lui et nous stimuler avec la force de son Esprit. La véritable nouveauté est celle que Dieu lui-même veut produire de façon mystérieuse, celle qu’il inspire, celle qu’il provoque, celle qu’il oriente et accompagne de mille manières. Dans toute la vie de l’Église, on doit toujours manifester que l’initiative vient de Dieu, que c’est « lui qui nous a aimés le premier » et que « c’est Dieu seul qui donne la croissance ». Cette conviction nous permet de conserver la joie devant une mission aussi exigeante qui est un défi prenant notre vie dans sa totalité. Elle nous demande tout, mais en même temps elle nous offre tout. » (EG 12)

Avant d’être un travail d’organisation, d’animation, l’agir pastoral permet une rencontre avec Quelqu’un, notamment grâce à une écoute attentive et partagée de sa Parole. Dans nos équipes, prenons-nous le temps de cette rencontre ? Nous laissons-nous toucher par le Ressuscité, habiter par l’Esprit ? Ainsi pourrons-nous être ensemble ces disciples-missionnaires signes de l’amour de Dieu dans nos villages et quartiers.  « Chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui. En réalité, toute action évangélisatrice authentique est toujours « nouvelle ». (EG 11)

Bon temps pascal ! 

Le renouvellement de l’Équipe Pastorale : une étape importante dans le cheminement d’une Unité Pastorale

Ce dimanche 20 février à Tenneville, dans le doyenné de Nord-Ardenne, a eu lieu l’un des renouvellements prévus cette année dans notre diocèse. Et on peut bien parler de RENOUVELLEMENT, tant cette étape qui requiert en amont une profonde réflexion suivie de discernement en plusieurs phases, amène la communauté tout entière à recevoir ce que l’on pourrait dire de manière imagée « de nouveaux ressors fixés et adaptés au matelas de la vie paroissiale » 😉 La partie visible, c’est cette équipe pastorale appelée à travailler à la vigne, prenant appui sur le travail pastoral des trois années antérieures, à la lumière des priorités actualisées, acceptant de partager la charge pastorale avec son curé dans un esprit de service et d’engagement concret. Mais c’est toute la communauté qui est invitée à grandir et à devenir pleinement chrétienne, au sens fort du mot.

Laissons parler d’elle-même la prière exprimée à haute voix par l’assemblée de l‘Unité Pastorale de Champlon-Tenneville réunie ce jour-là autour de son pasteur et de sa nouvelle équipe :

« Aujourd’hui, par cette célébration, nous renouvelons ce qui se passait dans l’église primitive. Animée par l’Esprit, elle envoyait avec joie quelques-uns de ses membres pour encourager leurs frères dans la foi et pour témoigner du Christ. Elle confiait des responsabilités à quelques-uns de ses membres pour que tous vivent davantage selon l’Évangile. Nous te prions, Seigneur, pour l’Équipe Pastorale que tu envoies aujourd’hui. Donne aux membres de l’équipe d’exercer ensemble leur responsabilité au service de la communion et de la mission de notre Unité Pastorale. Qu’ensemble, au sein de notre diocèse, nous devenions tous des ferments de vie évangélique, sel de la terre et lumière pour le monde. Amen. »

Nous souhaitons de tout cœur à chacune et chacun ainsi qu’à l’équipe pastorale et à l’ensemble de l’Unité une belle route sur les chemins du monde d’aujourd’hui qui traversent ce petit bout de terre famennoise.

Et plus largement, merci à toutes celles et à tous ceux qui acceptent dans la durée, dans tout le diocèse et au sein de l’Église universelle, d’être ouvrier engagé volontaire, membre à part entière d’une équipe pastorale ou autre.

Les unités pastorales : Pourquoi ? Comment ?

A l’occasion de la fondation de l’unité pastorale Notre-Dame d’Arlon, en octobre 2021, Monseigneur Warin a répondu à cette question importante.

Messe de lancement dans le secteur de La Bruyère : un élan joyeux !

De nombreux secteurs se mobilisent vaillamment pour avancer contre vents et gouttelettes décourageantes et construire en communauté l’Unité pastorale. Parmi elles, le secteur de La Bruyère s’est mobilisé à Rhisnes ce dimanche 6 février pour lancer officiellement la communauté dans cette aventure spirituelle et humaine et conforter l’équipe préparatoire dans son travail de fond.

Le mot d’introduction présenté par Bernard van Tichelen a donné d’emblée le ton ; en voici un extrait :

« (…) Les 7 paroisses de notre secteur sont aujourd’hui réunies autour d’une Parole qui nous convoque et nous rassemble.

Mais cette Parole nous appelle aussi à aller de l’avant.

Aujourd’hui encore Jésus nous invite à prendre le large et à lancer à nouveau nos filets même si comme Simon la nuit a été rude et la récolte maigre… Reste à voir comment entendre cet appel avec notre préoccupation de construire une communauté chrétienne vivante à La Bruyère. Car chacun de nous, de par son Baptême, est membre du Corps du Christ qu’est l’Église et donc d’une manière ou d’une autre nous participons déjà à cette vie de l’Église.

Rendons grâce à Dieu pour ce qu’il nous donne de vivre ensemble et que son Esprit nous guide et nous fortifie. (…) »

Pour cette célébration participative et vivante, les pieds fixés dans le présent et le regard dirigé vers l’avenir, le passé et ses racines fortifiantes étaient rendus visibles par la présence de reliques provenant des 6 paroisses, accompagnées d’une statue de Marie pour la paroisse de Meux dédiée à Notre-Dame.

C’est un fait : les membres de notre équipe s’émerveillent à chaque ‘chantier » de notre diocèse tant est unique le vécu de chaque communauté et de chaque unité ; la créativité mise à l’œuvre pour bâtir le Royaume est une réalité réjouissante, riche des essences singulières présentes dans les différents endroits.

Animer un Conseil Pastoral dans un secteur ou une unité pastorale

Le Conseil Pastoral est le lieu privilégié de la synodalité dans nos unités pastorales et secteurs. Mais qui l’anime ? Comment ? À quoi faut-il être attentif ?

 

Pour que le Conseil Pastoral soit réellement caisse de résonance de ce qui se vit et instance de discernement, une bonne animation des réunions est importante[1]. Répartir les rôles – présidence, animation, secrétariat – est la première étape. Le curé préside le Conseil. Au sein de celui-ci, il doit se faire « oreille attentive » pour entendre battre le cœur de ses communautés. C’est pourquoi, il pourra déléguer l’animation à un membre de son équipe ou à toute personne idoine.

L’Équipe Pastorale entière siège au Conseil. Elle précisera le rythme des rencontres et en fixera le calendrier (3 ou 4 rencontres l’an). Elle préparera l’ordre du jour, s’appuyant entre autres sur les priorités pastorales tout en donnant la parole aux délégués des réalités représentées. Elle veillera également à communiquer largement les décisions et à en assurer le suivi.

L’animateur des réunions peut être un membre de l’Équipe Pastorale mais également être choisi hors de celle-ci. On appellera à cette tâche une personne capable de gérer un groupe, de distribuer la parole, de veiller au respect du timing… Elle saura se montrer patiente, responsable, à l’écoute de chacun. Elle déploiera dynamisme et énergie pour donner au Conseil l’envie d’avancer tout en respectant les objectifs déterminés. Concrètement, l’animateur accueillera les participants, rappellera les objectifs, écoutera, questionnera, reformulera, synthétisera, sera attentif à ce que chacun participe, conclura la réunion. Une formation en dynamique de groupe pourra parfois être nécessaire.

Un autre rôle important est le secrétariat. Le secrétaire est chargé, en lien avec l’Équipe Pastorale, d’établir un rapport à faire parvenir très vite à tous les membres. Outre la date, les membres présents et excusés, l’ordre du jour, les points abordés avec les décisions prises, ce rapport précisera les responsabilités de chacun dans la mise en œuvre des projets avec l’échéancier. Il rappellera la date, le lieu et l’heure de la réunion suivante. Le secrétaire tiendra à jour la liste des membres. Il enverra un rappel quelques jours avant chaque réunion en précisant l’ordre du jour.

Enfin, on ne négligera pas un autre aspect essentiel : la convivialité. Pourquoi ne pas demander aux participants de prendre en charge, chacun à leur tour, ce moment important ? Le bon accomplissement des différentes tâches sera un moteur pour un Conseil Pastoral dynamique au service de la vie de l’Unité Pastorale.


[1] Fiche-outil 4 – Animer une réunion d’une équipe ou d’un conseil – www.chantierparoissial.be

Mettre en route un Conseil Pastoral dans une unité pastorale ou un secteur

Le Conseil Pastoral est le lieu privilégié pour donner la parole au plus grand nombre, discerner les appels de l’Esprit-Saint et construire une fraternité chrétienne signifiante. Comment mettre en route dans nos unités pastorales et secteurs cet organe de la synodalité ?

Caisse de résonance des différentes paroisses et des réalités pastorales transversales, le Conseil Pastoral[1] sert la dimension synodale de l’Église. Sa mission est de favoriser une communion dynamique, ouverte et missionnaire, au bénéfice de tous ceux qui nous entourent. 

Comment constituer ce Conseil pour qu’il puisse répondre au mieux à sa mission ? Il y a plusieurs façons de faire. L’essentiel est de se rappeler qu’au sein du Conseil, chacun siège au titre de la représentation : par exemple, le délégué de l’Équipe de Proximité de tel village siégera au nom de toute l’équipe pour représenter ce village, le délégué des chorales représentera l’ensemble des chorales et pas seulement sa chorale … . Il faut donc favoriser absolument cette dimension de représentation dans la manière de choisir les membres du Conseil : ceux-ci seront représentants des différentes paroisses (équipes de proximité, équipes paroissiales…), mais aussi représentants des réalités transversales qui existent sur le territoire de l’unité pastorale ou du secteur : catéchèse, chorales, œuvres paroissiales, fabriques d’églises, visiteurs de malades, équipes liturgiques, Saint-Vincent de Paul, mouvements de jeunesse, écoles, maisons de repos, communautés religieuses, … .

Chacun sera donc présent au titre d’une réalité particulière : il amènera au Conseil le vécu de cette réalité et fera écho auprès de celle-ci du travail réalisé en Conseil.

Concrètement, l’équipe pastorale (ou le prêtre avec quelques personnes engagées) pourra par exemple organiser une rencontre en invitant largement[2].  Ensemble, les participants seront appelés à rêver ce qu’ils souhaitent pour l’Église chez eux. Après avoir découvert la mission du Conseil, chacun recevra une liste des paroisses et réalités transversales et sera invité à noter le nom de personnes qu’il verrait bien représenter chaque paroisse ou réalité. Le prêtre rencontrera alors les personnes les plus souvent citées et les appellera à devenir membres du nouveau Conseil Pastoral.

La phase diocésaine du Synode est une opportunité réelle pour entreprendre dès maintenant ce chemin,  pour apprendre à marcher ensemble !


[1] Le Conseil Pastoral, fascicule du Chantier  Paroissial (www.chantierparoissial.be)

[2] L’invitation la plus efficace est toujours celle que l’on adresse personnellement, en face à face. Les différents médias paroissiaux ne suffisent pas.