Une Bible itinérante pour cheminer vers Pâques

Nous voici entre Noël et Pâques, période « plus calme » s’il en est -excepté pour les étudiants bien entendu, à qui nous adressons nos meilleures pensées encourageantes ! Les règles sanitaires et l’usure de notre sainte patience mise à l’épreuve font naître « sans attendre » des initiatives pour les semaines à venir et le Carême qui pointe déjà à l’horizon.

Cette idée de Bible itinérante se fonde sur notre foi en la puissance vivante et toujours actuelle de la Parole de Dieu, du vif désir du Verbe de s’inviter chez nous. Elle découle aussi de la certitude que l’Esprit, à chaque instant, est à l’œuvre de manière singulière en chaque enfant de Dieu, un Dieu qui est aussi Père désirant infatigablement exprimer son Amour.

Concrètement, voici un ensemble de suggestions qui sont bien évidemment adaptables au cas par cas.

Chaque jour, du mercredi des Cendres au dimanche de Pâques -ou même de Pentecôte-, une Bible devenue pour la circonstance la Bible itinérante est accueillie dans un foyer différent et, le dimanche, dans une église de l’Unité ou du Secteur.

Chaque participant s’étant fait connaitre auprès de l’organisateur, il a été averti par celui-ci du jour qui lui a été imparti (sur demande ou non) ainsi que des coordonnées de l’étape précédente et suivante pour pouvoir assurer le suivi. Il reçoit ainsi cette Bible, entre 17h et 19h ou selon ce qui a été convenu, accompagnée d’un feuillet, d’un cahier et d’une bouteille de gel hydroalcoolique. L’accueil, l’animation d’un temps de prière et de méditation est laissée à sa convenance mais il est invité à en laisser une trace, librement, dans le cahier qui accompagne (notes, prière, photo, dessin…). Un petit film ou autre média peut aussi être envoyé à la personne de référence pour compléter le cahier. En outre, un feuillet accompagne ces ouvrages : en l’occurrence, il ne reprend ici que les références de l’évangile du jour et des suggestions pour « après » afin de laisser libre cours à l’imagination créatrice des hôtes et hôtesses de la Parole. Par la suite, le cahier pourra être mis en valeur et ouvrir -qui sait- de nouvelles pistes pastorales.

Pourquoi ne pas mettre aussi dans nos églises, à l’endroit où il y avait la crèche, le Livre de la Parole, présenté aux hommes comme l’enfant de la crèche : Dieu qui se fait proche de nous ?

Restons unis dans l’espérance par la prière et l’Amour, jour après jour.

Une année nouvelle, un temps favorable

Photo de Bruno Thethe sur Pexels.com

‘Bonne année, bonne santé !’ Oserons-nous encore prononcer ces mots à l’occasion de la Saint-Sylvestre ? Sans doute, prendront-ils un tout autre sens… L’année 2020 a été bien difficile et, si la pandémie n’est pas terminée, elle laissera bien des traces dans nos vies… Nous avons dû apprendre la démaîtrise. Démaîtrise extérieure, les consignes sanitaires nous ont contraints à rester chez nous, à limiter fortement nos rencontres, à changer nos habitudes, à restreindre les projets. Même l’espace et le temps ont changé brutalement. Et qu’en est-il de la démaîtrise intérieure ? Sommes-nous capables, avec l’apôtre Paul, de dire en vérité « Ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2, 20) ?

Les circonstances nouvelles nous ont forcés à la créativité. Nombre de pasteurs, d’équipes pastorales, de catéchistes… rivalisent d’imagination pour que l’Eglise soit présente aux côtés des jeunes comme des plus âgés, des souffrants surtout, dans nos villages, dans nos quartiers… L’Esprit-Saint souffle toujours, en avons-nous suffisamment conscience ? Nous ne sommes pas seuls. Dieu lui-même vient rejoindre son peuple, Il se fait PROCHE ! Ce message de Noël est d’une actualité brûlante en temps de confinement et de distanciation.

Nous nous sommes découvert apprenants : utiliser les moyens modernes de communication, découvrir les avantages des visioconférences et les multiples possibilités des retransmissions vidéo. Mais plus que jamais, nous aspirons à la rencontre, la rencontre vraie avec l’autre, avec les autres… Quelle joie quand nous pourrons à nouveau nous réunir, nous encourager par une poignée de mains, nous serrer dans les bras, partager des moments de convivialité… Plus que jamais, nous aspirons à la rencontre avec l’Autre, si grand et pourtant notre intime, dans la parole partagée, l’eucharistie célébrée, la communauté rassemblée !

L’équipe diocésaine du Chantier espère pouvoir bientôt retrouver les acteurs sur le terrain fertile des paroisses, goûter à nouveau la joie de travailler en présentiel et de bâtir ensemble des communautés signes de cette Unité qui vient de Dieu : « Demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance »[1] Jn 15, 5-9. Au cœur de ce temps de pandémie, notre mission aussi est interpellée. Nous devons apprendre à moins nous appuyer sur nos propres forces, nos plans… et à davantage accueillir la nouveauté du Royaume de Dieu.

Abordons cette année 2021 avec un regard plein d’espérance. Ensemble, soyons inlassablement témoins de l’amour de Dieu et de sa tendresse pour les plus fragiles. Par mille et un gestes d’attention, par notre proximité, par notre prière, contribuons à l’avènement de la fraternité universelle. Et 2021 sera une bonne année !

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial


[1] Thème de la Semaine de l’Unité 2021

Sur les chemins les plus retirés, kit d’explorateur et doses de patience dans le panier !

De nombreuse initiatives personnelles et communautaires fleurissent un peu partout, contagieuses ou isolées, souvent très discrètes mais toujours à caractère unique. Des nouvelles formules, tâtonnantes, invitent instamment chaque chrétien à mettre son tablier, à changer de regard et de comportement afin de se rendre proche et de s’adapter à la situation. Cap sur la fraternité et sur une autre manière de pratiquer, de communier ! La Patience (sainte pour sûr) s’impose plus qu’à son tour avec ses sœurs Persévérance et Fidélité car cette année, nombre d’initiatives semblent avoir eu peu d’impact, révélant toujours davantage les disfonctionnements, les limites humaines et la nécessité d’y remédier ensemble. Sans compter qu’un défi de taille nous interpelle sourdement : comment rejoindre les « démunis » dont la capacité motrice, le matériel technologique, les moyens de vivre manquent ? Parlons-en ! Voici 3 idées déposées sur la table pour tenter l’aventure :

Quelques tablettes tournantes, décomplexifiées de la multitude d’utilisations possibles pour n’être chargées de transmettre hors connexion que quelques messages bien précis : par exemple, le film d’une célébration particulière ou d’un concert de Noël des enfants de l’école, un message bienveillant et une bénédiction du curé, une prière partagée, un chant, une photo,… Chaque tablette est accompagnée d’une fiche pédagogique, bien pratique en cas de confinement total ou de difficulté rencontrée par l’utilisateur/trice. Ce tutoriel ne diminue en rien l’intérêt de la présence d’une personne de référence, surtout au début de la découverte de cette manière de communiquer. Ci-dessous, un exemple de tutoriel (présenté en PDF mais n’hésitez pas à nous demander la version Word pour la retravailler).

Une autre idée serait de proposer à tout qui veut de s’inscrire sur une liste spéciale, bien cadrée, n’engageant à aucune réunion ni obligation, ayant pour seul but de faire connaitre rapidement et au plus grand nombre de volontaires une situation exceptionnelle qui se présenterait inopinément. Appel très concret et ponctuel que rencontre chaque UP, secteur ou paroisse. Souvent, quelques personnes officiellement nommées ou naturellement connues pour leur serviabilité et leur savoir-faire interviennent, les informations circulant par téléphone, mail ou de bouche à oreille, certaines bonnes âmes étant plusieurs fois sollicitées alors que d’autres regrettent de n’avoir pas été mises au courant. Que ce soit pour un déménagement difficile, des manques dramatiques à pourvoir, des préparatifs ou collecte d’objets précis pour un projet pastoral… ces gestes fraternels intéressent un public plus large que le cercle des pratiquants réguliers.

Une troisième idée consiste à répandre plus largement et à organiser de manière plus pratique et sécurisée l’expansion de la Flamme de Bethléem l’année prochaine, signe symbolique qui a prouvé plus que jamais l’incroyable puissance d’ambassadrice universelle qu’elle détient. C’est particulièrement vrai lorsqu’on la partage systématiquement, voire courageusement, à ses voisins de tout bord, de tout âge, de toute origine ; on découvre combien chaque contact est porteur de bonne nouvelle, de joie, d’émotion. En outre, voilà – enfin- un signe d’espérance très accessible à chacun, avec pour seul don requis celui de l’amour du prochain.

Sans tarder, souhaitons-nous une année 2021 encore plus riche d’amour et d’initiatives !

N’hésitez pas à prendre contact !

Bien à vous, par le Christ,

Un coup de pouce pour vous lancer dans l’aventure du numérique ?

Cet article peut vous être utile ! Largement inspiré d’un outil proposé par le diocèse de Liège, mis à la disposition des équipes pastorales et d’un public plus large, il peut vous aider à faire un choix parmi les nombreuses applications et tutoriels accessibles.

Quelques objectifs à la portée du commun des mortels :

Organiser des visioconférences. Parmi les nombreuses solutions, nous vous suggérons Jitsi. Logiciel gratuit, il ne nécessite ni inscription ni installation ; il suffit d’avoir un navigateur internet (google, firefox, edge, opera,…). Sachez qu’il vous propose d’installer l’application sur votre ordinateur ou de devenir client par abonnement mais ce n’est toutefois pas nécessaire : vous pouvez lancer une réunion immédiatement, en suivant la procédure et en envoyant simplement le lien de la réunion à vos contacts (par mails). Autre suggestion : l’abonnement Zoom (comptez entre 10 et 17 euros par mois selon le choix) qui permet une qualité de transmission supérieure. Une seule personne doit être abonnée mais devient nécessairement celle qui invite lors des réunions (ce n’est pas transmissible). Une version gratuite existe aussi, bien entendu. Google propose Meet, mais dans la version gratuite, tous les invités doivent avoir un compte gmail.com (ce qui restreint peut-être les invités possibles). Bref. Il y a du bon et du moins bon partout, mais tous ne cessent de s’améliorer et proposent des petites variantes qui ont l’heur de plaire selon les goûts. Il faut donc se jeter à l’eau et être patient… d’autant qu’à certains moments d’affluence, il peut y avoir « encombrement ». Dernière chose, un application pour tablettes et smartphones existe, permettant à ceux qui n’ont pas d’ordinateur de participer aussi à la réunion. Qu’on se le dise !

Réaliser un montage audio. Vous désirez faire un enregistrement vocal qui comporterait un fond sonore ? Audacity, par exemple, est un enregistreur et éditeur sonore simple et performant.

Réaliser un montage vidéo. Le tutoriel Openshot vous permet d’insérer des vidéos, images et sons sur différentes pistes ; de créer des enchaînements, d’ajouter des effets de transition.

Convertir une vidéo dans différents formats et « alléger » son poids. L’application Handbrake vous sera très utile. Elle permet aussi de réaliser des sauvegardes à partir de vos DVD.

Diffuser des vidéos. Les deux canaux principaux sont You Tube et Facebook. Ces deux plateformes nécessitent d’avoir un compte pour pouvoir être utilisées. Ne perdez cependant pas de vue que de s’inscrire sur une plateforme n’implique pas nécessairement d’y être assidu et de s’y étaler. Seules quelques informations sont requises et vous pouvez signifier d’emblée à vos futurs visiteurs que vous l’utilisez pour raison purement pratique et professionnelle. Concrètement, vous avez le choix de diffuser vos vidéos en direct ou par vidéo enregistrée ; en vision privée (seulement accessible sur invitations) ou en vision publique… ou même programmer la diffusion à une date ultérieure.

Partager des fichiers volumineux. Pour partager des fichiers volumineux (vidéos, programmes, photos…) les pièces jointes de courriels ne suffisent pas. Swisstransfer.com/fr ou wetransfer.com permettent de transférer gratuitement jusqu’à 50 Go. Là aussi, vous pouvez ouvrir un compte à votre nom (plus rapide si vous le faites régulièrement) mais vous pouvez tout aussi bien envoyer directement votre fichier volumineux à l’adresse mail de votre choix.

Assistance technique à distance. Merveille de la technologie, quelqu’un peut vous aider à distance, avec votre accord, en pilotant votre ordinateur. AnyDesk (solution pratique et entièrement gratuite pour les utilisateurs privés), TeamViewer (logiciel payant), DWService (gratuit) sont recommandables.

Conseils pratiques :

  • Si vous le pouvez, privilégiez toujours l’audio à l’image (il est plus important de bien entendre).
  • Pour avoir une belle vidéo, la priorité est d’avoir une belle lumière (et non la qualité de la caméra) > éviter le contre-jour (conseils sur https://cutt.ly/5gNUK6l )
  • Faites appel aux jeunes de vos UP ; ils seront fiers de vous aider !
  • Le diocèse de Liège propose, pendant le temps du confinement, une adresse mail où des personnes-ressource sont accessibles en cas de problème. Peut-être avez-vous quelques notions et connaissances à mettre à la disposition des « défavorisés de l’Internet ? » Mais non ! Que dis-je !?! En vrai, cela n’existe pas ! C’est comme pour le permis de conduire : il faut s’y mettre, apprendre, s’entraîner… avec la chance en plus de pouvoir s’entraîner sans risquer l’accident 😉 Courage ! Le jeu en vaut la chandelle !

Des communautés ‘incarnées’ et missionnaires

Photo by Matthew Bowden from FreeImages

L’Église est communion de communautés de croyants dispersées dans les cinq continents. Tout y est enjeu de relations : relation à Dieu par le Christ dans l’Esprit-Saint, relations de ceux qui partagent une même foi, relations entre les croyants et leur environnement. Sans doute, la fécondité d’une communauté chrétienne se mesure-t-elle à la qualité évangélique des relations vécues quelles qu’elles soient.

Il est capital de soigner tout particulièrement le tissu relationnel entre les disciples du Christ, non seulement pour le bien de ceux-ci, mais aussi pour garantir leur tonus missionnaire. « C’est à l’amour que vous aurez les uns pour les autres qu’ils reconnaîtront que vous êtes mes disciples » (Jean 13-35). La crédibilité du témoignage en dépend très largement.

Animer des communautés pour promouvoir la croissance de leur vécu évangélique a de quoi pomper toute l’énergie des acteurs pastoraux. Pourtant, une communauté ne peut se contenter de fonctionner même si c’est de belle manière. Le pape François insiste sur le danger pour l’Église d’être autoréférentielle et rappelle que tout chrétien est appelé à être toujours davantage disciple-missionnaire. C’est pourquoi, le Chantier Paroissial attire l’attention sur le milieu dans lequel les communautés sont insérées. Il ne s’agit pas d’une simple stratégie pastorale mais bel et bien d’une implication directe de la nature missionnaire de toute communauté de foi.

Nous sommes appelés à témoigner d’un Dieu qui s’est incarné, qui est venu converser avec les hommes, qui a rejoint la condition humaine dans toute son épaisseur pour l’habiter de l’intérieur. Pour ce faire, les communautés d’aujourd’hui doivent porter une grande attention au réel humain dans lequel elles sont insérées, en mesurer les enjeux et en saisir les défis pour l’annonce de l’Evangile.

Dans sa pédagogie, le processus de mise en place des unités pastorales, réalisé avec les équipes locales, consacre une première étape du travail à regarder avec attention la réalité humaine des villes, villages et quartiers qui hébergent les communautés. Il s’agit d’un processus d’appropriation de son environnement et de discernement des priorités pastorales pour bâtir, là où elle vit, une Eglise authentiquement missionnaire. Ce travail enraciné dans la Parole de Dieu et incarné dans l’expérience humaine, ici et maintenant, sera le socle de la dynamique missionnaire que déploiera la future Unité Pastorale.

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial

Des signes visibles pour éclairer l’invisible…

De belles initiatives émergent et prennent forme. Pensons à les faire connaitre autour de nous, à nous en inspirer peut-être pour les adapter aux réalités et à la créativité qui sont nôtres.

Dans les villages de
MANHAY

La Flamme de Bethléem dans les foyers de vos paroisses ?

​La Lumière de la Paix ou Flamme de Bethléem est un événement chrétien instauré par les guides et les scouts, se déroulant chaque année depuis 1983 pendant la période de l’Avent. Allumée dans la grotte de la nativité à Bethléem, la lumière est rapportée à Linz en Autriche, puis transmise de main en main – ou devrions-nous dire de mèche-en-mèche – partout en Europe et dans le monde. Elle constitue un symbole de paix et de fraternité, que l’on peut recevoir et diffuser. Chacun peut participer à la transmission de la Lumière de la Paix de Bethléem, qu’il soit scout ou non.

​Cette flamme de la paix arrivera le dimanche 13 décembre à l’église Saint-François de Louvain-la-Neuve. Initialement, une célébration était prévue de 20h30 à 21h30 mais elle ne pourra vraisemblablement pas avoir lieu. Cependant, la flamme reste accessible. En la ramenant chez vous et en invitant largement tout qui veut, elle peut devenir un signe fort de lumière, de paix, d’espérance et de fraternité.  N’hésitez pas à la partager aussi à vos voisins, avec les personnes seules de votre entourage… 

Sur son site, BEAUVECHAIN a proposé cette prière pour l’accompagner :

Parle Seigneur ! Ta parole éclaire nos vies.

Elle nous accompagne dans la joie, la paix et l’espérance.

     Elle nous réconforte dans les moments de fatigue,

    de découragement et de doute.

    Brille Seigneur ! Ta lumière nous entoure,

     nous fortifie, nous donne la joie d’espérer.

    Merci, Seigneur, pour cette flamme de Bethléem.

    Qu’elle illumine nos yeux et ouvre nos cœurs !

    Qu’elle éclaire et rende merveilleux tous les visages du monde !

    Écoute Seigneur !

    Ton chemin soutient notre joie dans cette attente.

    Guide-nous, sur le chemin de lumière.

    Attise en nous le feu de ton amour

    pour garder le lien avec les personnes rencontrées.

                                                                      Amen.


    

À l’approche de Noël,

qu’est-ce que je peux donner autour de moi ?

Pense-bête de choses à (pouvoir) faire dans les jours à venir :

  • Faire sonner les cloches des églises le dimanche à 10 heures pour marquer le jour du Seigneur
  • Me promener en portant une attention particulière aux gens que je croise
  • Donner régulièrement un coup de fil ; élargir mon cercle de contacts
  • Proposer un Bulletin paroissial plus fourni ; afficher messages et initiatives sur les portes des églises
  • Prier davantage ; me joindre aux belles et nombreuses initiatives qui émergent ; concrétiser ma commune-union fraternelle.
  • Etre attentif, ouvert et généreux aux occasions d’encourager et d’apporter mon aide et mon soutien. Elargir le cercle habituel de ceux que je considère comme mes proches
  • Ouvrir l’église, soigner et concrétiser l’accueil ; faire évoluer une décoration signifiante ; prévoir une présence humaine, un temps d’adoration …
  • Proposer une visite explicative ou méditative de l’église, sur dépliant ou panneaux
  • Envoyer aux enfants et familles des pistes catéchétiques, des petits projets…
  • Me tenir au courant et informer autour de moi des nombreuses initiatives qui existent
  • Organiser des réunions par visioconférence ; chercher des personnes-ressources pour m’aider si besoin est. Affronter mes réticences ; détecter et rejeter les excuses bidon auxquelles je m’accroche. Faire un pas de plus dans les technologies nouvelles…
  • Développer le site, surtout la page d’accueil ; en créer un. Prendre le taureau internet par le clavier
  • Connaître, encourager et relayer les actions de la diaconie et des différentes équipes qui œuvrent sur le terrain
  • Prévoir un message quotidien ou hebdomadaire et diversifier le moyen de le faire parvenir
  • Proposer aux paroissiens un signe d’espérance visible chez eux (devant leur maison, à la fenêtre…) : affiche, crèche, lumière, …
  • Apporter un signe ou message à accrocher au sapin de l’église, près de la crèche ; proposer que les habitants viennent déposer un Santon de Noël dans une crèche provençale ouverte au tout-public
  • Faire participer les familles, habitants, paroissiens (photo de la crèche domestique, message, mini-vidéo, dessin) à rassembler en expo, sur une page spéciale du site, en livret. Proposer éventuellement sous forme de jeu-concours, de but de balade…
  • Elaborer un Parcours de crèches (thématiques) de Noël à l’intérieur/extérieur des églises
  • Aller chercher la flamme de la Paix qui vient de Bethléem pour la transmettre à nos églises puis à nos foyers (à Louvain-la-Neuve, église Saint-François, à partir du 14 décembre)
  • Développer l’action Vivre Ensemble : « Pas de sécurité sans solidarité »
  • Enregistrer chaque semaine un chant de la chorale (restreinte), un morceau d’orgue, un message audio du curé… à poster sur le site (du secteur, UP, doyenné, commune, egliseinfo.be…)
  • Organiser une « chaîne de vœux » ou des vœux à faire parvenir dans les homes, les prisons…
  • Renouer avec les chorales de Noël en extérieur, avec braséro ; proposer un lien ou un CD, vidéo Spécial Noël 2020
  • Prévoir une certaine « multiplication » des offices liés à l’Avent et à Noël ; célébrations diversifiées et localisées dans différents lieux, animés par différentes personnes, pour petits groupes d’âges et d’intérêts spécifiques… Prévoir éventuellement un système d’inscription, de retransmission…
  • Partager les idées, les initiatives que je vois autour de moi ou dont je suis acteur, si modestes soient-elles, et être moi aussi maillon de transmission d’aujourd’hui.
  • Bon courage à chacun et à chacune ! A votre écoute, l’équipe du Chantier Paroissial 🙂

Des moyens matériels pour la mission

Tous conviendront que la mission de l’Église est d’abord spirituelle. Une lecture superficielle des évangiles donnerait à penser que la pauvreté est valorisée pour elle-même et que l’envoi en mission exige le total dénuement. Si nous en restons-là, il nous faut vendre les couvents, les bâtiments, les ordinateurs et le matériel de bureau utilisés au quotidien par les acteurs pastoraux. En outre, il faut informer l’Etat et les communes qu’ils n’ont plus à intervenir dans le financement du culte catholique.

Sans nier les vocations spécifiques à vivre une pauvreté radicale, les exégètes proposeront d’autres lectures. D’une part, le Nazaréen nous invite à cultiver un juste rapport aux biens matériels. D’autre part, le mystère de l’Incarnation lui-même nous éclaire à ce sujet. En effet, le Fils de Dieu s’est incarné dans une culture particulière. Pour annoncer la Bonne Nouvelle, il a utilisé la langue de ses auditeurs et leurs réalités ont inspiré ses paraboles. Il a usé de barques tantôt comme moyen de transport tantôt comme porte-voix. Les filets des pêcheurs, des jarres de pierre, quelques pains lui ont permis de réaliser des signes au service de la foi.

C’est pourquoi, il est temps de quitter le malaise qui habitent bon nombre de responsables d’Église lorsqu’il s’agit d’argent et de moyens matériels. Tout comme l’évangélisation ne peut se vivre autrement que de manière évangélique, dans la question qui nous occupe, l’Evangile reste la boussole. Cependant, si nous voulons annoncer la Parole du Christ au plus grand nombre, il nous faut l’incarner dans la culture contemporaine et utiliser ses langages. Et cela ne peut se faire sans un minimum de moyens.

Une autre difficulté est inhérente à la réalité belge. Le financement des cultes par l’Etat nous est précieux à plus d’un titre mais il a deux effets pervers. Le premier, c’est de désintéresser bon nombre de croyants des ressources matérielles de leur Eglise. Or, des pans entiers de la pastorale échappent au financement public. Le second, c’est de ne pas envisager les questions matérielles avec suffisamment de perspective et attendre que la « manne tombe du ciel ». Or, si nous voulons être en mesure de relever le défi missionnaire, notre Église doit s’en donner les moyens y compris matériels. Pour cela, il faudra faire preuve de créativité.

Echange d’idées : spécial « écoute »

Comment ne pas commencer cet article en relayant l’excellente initiative élaborée par le diocèse de Liège proposant un service primordial, régulier, assuré par une équipe de personnes formées pour cela. Nous pouvons nous y associer et les soutenir par la prière et en devenant nous-mêmes relais de transmission.

2. Pourquoi ne pas insérer sur la page d’accueil du site (du doyenné, de l’Unité Pastorale, du Secteur…) une séquence audio : « Message de notre curé » (ou doyen…) ? Facilement réalisable et acceptable pour qui n’aime pas être capturé en images, elle est plus chaleureuse et percutante qu’un texte. Avec un simple ordinateur, grâce à l’enregistreur vocal, vous aurez une bande-son très correcte à télécharger sur le site et à connecter par lien à un bouton lecteur audio (cliqué dans ajouter vidéo et musique) ou quelque chose de similaire. De quoi donner vie au site et un petit coup d’espoir à beaucoup.

3. Proposer une rencontre sur Meet ou Zoom le dimanche à 17 h, pour un échange de nouvelles, un petit temps de prière, un moment convivial… On peut demander aux intéressés de s’inscrire par mail ; vous leur enverrez dès lors leur invitation personnelle et le lien internet ou le code de la rencontre par retour de courrier. En notant l’invitation sur le site avec les références de la rencontre, il est possible d’ouvrir plus largement les portes, laisser plus de liberté et de souplesse ; cette solution complique la tâche de l’animateur en accentuant les paramètres imprévisibles mais se rapproche davantage des situations courantes de la vie « réelle »…

4. Enfin, nous sommes très nombreux à augmenter considérablement notre effort de contacts téléphoniques personnels par rapport à la vie habituelle et même en comparaison avec le premier confinement. Peut-être le Seigneur nous invite-t-il à mettre cette période particulière à profit pour élargir notre expérience d’amour et d’écoute à des connaissances provenant de cercles plus éloignés. Voici quelques suggestions à lire au masculin comme au féminin, à laisser résonner en nous, l’esprit libre et le cœur ouvert :

  • Tel un ami/camarade d’enfance ou de jeunesse, qui m’est revenu à l’esprit récemment ;
  • Un vague parent éloigné, perdu de vue depuis des lustres ;
  • Une relation qui s’est terminée un peu en eau de boudin… on ne sait trop ni quand, ni pourquoi… avec un vague sentiment de gâchis et de tristesse qui perdure ;
  • Un responsable, un collègue, qui a eu une belle ou courageuse initiative ; je prends le temps et le moyen de lui communiquer mes bonnes pensées ;
  • Une personne qui m’insupporte ou me sidère ; je lui communique un message gratuit et bienveillant ;
  • Un voisin invisible ou très discret que je vais chercher à rencontrer entre nos deux portes ;
  • Un enfant/ un ado qui ne soupçonne pas que je le porte dans mon cœur et mes prières…

Merci, Seigneur, pour la Communion des saints et ton Amour qui nous unit !