Fondation de l’Unité Pastorale Notre Dame de Lorette à Rochefort

Ce dimanche 18 octobre, contre vents et marées, la 21e Unité Pastorale du diocèse de Namur a été fondée. Le Chanoine Joël Rochette, vicaire général, qui présidait cette célébration, a lu le décret signé par Monseigneur Warin, fondant la nouvelle Unité qui comprend les paroisses de Rochefort, Jemelle, Wavreille et Havrenne.

L’équipe de la radio RTBF était présente aussi pour retransmettre sur les ondes ce moment charnière de la vie de ces communautés chrétiennes famennoises et partager ainsi le plus largement possible cet événement, alors que les mesures sanitaires drastiques et le virus en écartaient bon nombre. Le timing était donc serré !

Après la liturgie de la Parole, le Chanoine Rochette a envoyé l’Équipe Pastorale composée de six personnes, l’abbé Jules Solot, curé-doyen, et l’abbé Joseph Kayembe, vicaire, un diacre et trois dames. Cette équipe aura pour trois ans la mission d’animer et de coordonner avec l’abbé Jules Solot et sous sa responsabilité l’ensemble de la pastorale de l’Unité. Elle aura pour objectif particulier quatre priorités déterminées à la suite d’une analyse de la situation sociologique et pastorale actuelle. Heureusement, pour mettre en œuvre tout cela, elle pourra compter sur le Conseil Pastoral, les équipes de proximité et autres équipes et associations ! Pendant que l’assemblée priait pour les membres de cette équipe,  ceux-ci avaient posé leurs mains sur le livre de la Parole de Dieu, elle qui est le ciment de toute notre action missionnaire.

Il y a du travail mais l’enthousiasme et l’espérance sont bien présents, de même que la foi ancrée dans la certitude que l’Esprit saint est à l’œuvre et que Jésus nous devance sur nos routes humaines.

C’est l’occasion aujourd’hui de nous réjouir ensemble, de nous sentir unis par un lien de fraternité, d’amour et d’éternité.

Bonne route à tous pour vivre aujourd’hui et accueillir demain, dans la paix et la confiance qui nous viennent de Dieu.

Se former, être adultes dans la foi

Comme chrétiens, nous sommes invités à ‘devenir adultes dans la foi’, comme nous y invitaient nos évêques il y a quelques années. Pour cela, des formations, des temps de ressourcement … sous diverses formes sont proposées.

Sans vouloir être exhaustifs, voici quelques propositions concrètes :

  • Des MOOC sont proposés sur Internet.  Un MOOC, ou « Massive Open Online Course », est une formation en ligne, gratuite, qui contient des vidéos, des documents écrits, des interactions possibles.  En voici deux, ce sera l’occasion de  tester la formule. Et, idéalement, pourquoi ne pas décider à plusieurs de suivre l’un ou l’autre MOOC, et de partager ensuite nos découvertes : quelle chance pour une équipe pastorale, une équipe de proximité, un groupe de catéchistes, ou quelques paroissiens de vivre ainsi cette formule pour grandir dans la foi !
    • Le MOOC de la messe : proposé depuis le 28 septembre (mais on peut ‘récupérer’ sans problème, c’est une formation de 6 semaines (1h30 par semaine) qui nous invite à mieux comprendre ce qu’est la messe : une vidéo présente cette formation : https://youtu.be/A6HuROXfi-8. Formation organisée par la revue mensuelle Magnificat et les éditions Mame, en partenariat avec l’hebdomadaire Famille Chrétienne et une équipe pédagogique variée est au service de la formation des prêtres, des religieux et des laïcs.
    • « Esprit, qui es-tu ? » À partir du lundi 5 octobre, en collaboration avec le Collège des Bernardins, le Père Pascal Ide,  prêtre du diocèse de Paris depuis 1990 et membre de la communauté de l’Emmanuel,  propose un enseignement en ligne gratuit, pour mieux saisir qui est l’Esprit Saint. Un parcours de dix semaines à l’écoute de la Bible et de la Tradition, en dialogue avec les théologies actuelles, en se laissant éclairer par les sciences de la nature et les sciences sociales, pour relire les sources et se mettre à l’écoute. Lien : https://www.my-mooc.com/fr/mooc/esprit-qui-es-tu-la-theologie-de-l-esprit-saint/

Belle découverte !

Se mettre en chemin vers l’Unité Pastorale

« J’appelle les communautés à être pleinement chrétiennes. (…) Je vous invite à accueillir le projet diocésain du Chantier paroissial, dont la finalité est ‘d’engendrer des communautés en phase avec le contexte sociétal et pleinement chrétiennes, et par là, signes dans le monde’. »  (Monseigneur Warin, Lettre pastorale ‘Avance en eau profonde’, avril 2020, p. 4-5)

Dans sa récente lettre pastorale, Monseigneur Warin invite de façon pressante les paroisses de notre diocèse à accueillir le projet diocésain et à se mettre en chemin vers l’Unité Pastorale. Seigneur, qu’attends-tu de nous aujourd’hui et demain ? Quel est ton rêve pour ton Église chez nous, dans notre secteur ? Répondre à cette question fondamentale ne peut se faire qu’à la lumière de la Parole de Dieu et nécessite d’y consacrer l’énergie et le temps suffisants. Il s’agit bel et bien d’un enjeu spirituel et non d’une simple ‘restructuration’.

Comment faire concrètement ? Après un contact du ou des prêtre(s) avec le vicaire épiscopal de la province concernée et l’équipe diocésaine du Chantier Paroissial, une équipe préparatoire est constituée au niveau local. Celle-ci jouera un rôle essentiel pendant plus ou moins un an. Accompagnée tout au long de sa mission par l’équipe diocésaine, elle va se réapproprier la réalité locale. Pour ce faire, elle analysera la situation sociologique et pastorale, relèvera les ressources et les atouts mais aussi les difficultés et les résistances.  

Cette équipe préparatoire aura aussi à cœur de sensibiliser les paroisses et les différentes réalités chrétiennes à la dynamique d’unité pastorale par le biais de célébrations, de rencontres, d’informations, d’affiches… S’appuyant sur la Parole de Dieu partagée, elle expérimentera la joie de travailler en équipe d’Eglise et d’inventer des chemins nouveaux pour être davantage signes du Christ dans notre monde.

L’équipe préparatoire terminera sa mission en discernant les défis majeurs, les priorités pastorales qu’il faudra relever à court et moyen terme dans la nouvelle unité pastorale. Cette première étape assure une véritable dimension d’incarnation au travail pastoral. On y perçoit mieux que l’Évangile est Bonne Nouvelle appelée à résonner dans le quotidien de nos villages, de nos quartiers…

Après un travail de discernement mené conjointement avec le vicaire épiscopal et l’équipe diocésaine, le curé appellera quelques laïcs pour constituer avec lui (et le vicaire, le diacre, l’assistante paroissiale s’il y a lieu) la future équipe pastorale. Lors de la fondation de la nouvelle Unité Pastorale, l’évêque enverra cette équipe en mission pour trois ans, avec mandat de mettre en œuvre les priorités déterminées.

L’Équipe diocésaine du Chantier Paroissial

Commencer nos rencontres par un temps de prière et de partage de la Parole

Une série de fiches thématiques et méthodologiques, téléchargeables et adaptables à souhait, sont disponibles dans la rubrique DOCUMENTS : à Fiches pour la prière.

  1. Fiches thématiques :

Fiche T1 :    Qui sont mes frères ?

Fiche T2 :    Appelés à suivre Jésus

Fiche T3 :    Se fier à Dieu

Fiche T4 :    N’ayez crainte pour demain

Fiche T5 :    Qui est mon prochain ?

Fiche T6 :    Prier. Le Notre Père.

Fiche T7 :    Qu’est-ce qui me nourrit ?  De quoi ai-je soif ?

Fiche T8 :    Côtoyer la souffrance et le deuil

Fiche T9 :    Vieillir…

Fiche T10 : Avec Marie…

Fiche T11 : Merveille que ton œuvre !

  • Fiches méthodologiques :

Fiche M 1 :   Temps de prière  

Fiche M 2 :   Partager la Parole 

Devenir disciple-missionnaire

Cet été, nous nous sommes retrouvés pour des rencontres sur Zoom, afin de prier et réfléchir sur un thème donné, une fois par quatorzaine.  Le quatrième et dernier Atrium.com nous interpellait sur la mission des baptisés.  Voici le fruit de notre réflexion :

Le pape François a fait un rêve… :  Jésus frappait à la porte… pour sortir !

Quelle invitation à l’inversion ! à la conversion ! au bouleversement !

En effet, la question motrice n’est pas seulement de nous interroger sur ce que l’Église peut apporter au monde, ni même sur ce que je peux apporter au monde mais celle :

Qu’est-ce que le monde dit à l’Église et ME dit, à moi, chrétien(ne) d’aujourd’hui ?

Nous en sommes probablement convaincu(e)s : Dieu parle à travers son Église, ses enfants, par le biais de ses prophètes.  Il parle à son Peuple mais bien au-delà, aux hommes et aux femmes de tous les temps et de toutes les contrées. Avons-nous dans notre cœur la même foi et la conviction que Dieu nous parle, que le Seigneur des seigneurs ME parle, à travers chacune de ses créatures ? Que sa Parole s’est incarnée et que son Esprit a soufflé sur le Monde ? Jésus lui-même a introduit l’impensable inversion de Dieu à l’écoute de l’homme.  Il prenait le temps d’écouter, de recevoir quelque chose de celui ou de celle qu’Il rencontrait, même s’il l’apostrophait, le piégeait, le touchait.  Tentons-nous de le faire aussi ?

OUI, il est vrai que le monde zyeute attentivement s’il existe chez les chrétiens de la cohérence entre agir et parole, entre foi et vie, dans l’intégralité des aspects de celle-ci ;

OUI, le témoignage de notre « expérience-pivot dans la foi », de notre rencontre personnelle et vivante avec le Christ, a toute sa place et son importance dans notre mission propre de baptisé ;

OUI, il est essentiel de nous déplacer, d’aller frapper concrètement à la porte de nos voisins, de nous mouiller, de sortir, d’inviter à la rencontre, à la parole, au partage…

Les expériences de repas ou de simples rencontres où chacun apporte quelque chose de (chez) lui, qu’il peut partager en un échange fraternel, ouvert et respectueux, montrent tout le bien, toute la contagion positive et la paix qu’ils génèrent ;

OUI, tout cela est important à mettre en place et à essayer de vivre concrètement, avec la Force du Seigneur !

Il nous arrive cependant de constater que, bien malgré nous, il est difficile d’ouvrir les yeux, les oreilles et le cœur pour accueillir l’autre lorsque ce qu’il avance diffère de notre pensée, de nos conceptions, de nos attentes ou simplement de notre sujet. Ainsi, l’intérêt que nous engageons à prendre connaissance de ce qui ressort des synodes des jeunes, des familles ou de l’Amazonie … ne menace généralement pas l’équilibre de nos activités hebdomadaires et nos heures de repos…

Par contre, nous sommes souvent prompts à dégainer nos réponses et nos objections bien huilées ; à cultiver une propension naturelle à fuir les déçus, les fâchés, les blasés et les incrédules.  Le vide transitoire d’un monde en mutation a le chic de nous déstabiliser et nous avons la fâcheuse tendance de le remplir de choses connues, quitte à ce qu’elles soient creuses, pourries ou inutiles. Osons-nous véritablement nous risquer à l’inconnu, prier l’Esprit et Lui permettre d’agir à sa guise, sachant qu’il nous bouleversera ? Croyons-nous en la présence et l’appui fidèle de notre Sauveur ? C’est une bonne question… !

Le Coronavirus est un détonateur de changement.  Le monde demande à l’Église de montrer qu’elle a changé, qu’elle accepte et intègre le changement, qu’elle accepte de recevoir quelque chose qui risque de la transformer. Qu’elle accepte de se convertir…

Un autre défi qui a été relevé : Comment rejoindre celles et ceux qui, n’ayant reçu aucune « culture générale religieuse », ne savent même pas qu’il y a « Quelqu’un » à chercher ? Qui n’ont pas soif faute de ne pas savoir ce qu’est la soif, ce qu’est l’eau et où est la cruche ?

Que pouvons-nous faire ?

  • Sans attendre, écouter et rendre grâce pour ce qui existe de beau.  Prier et offrir.  Le monde fait très bien les choses, nous on peut les offrir… !  C’est ce qui fait la spécificité du chrétien.
  • Prendre le temps de nous informer sur ce qui existe.  Prendre le temps d’aller vers nos voisins, de les écouter.
  • Laisser le monde venir vers l’Église. Par exemple, en se forçant dans la confiance à renouveler régulièrement les équipes de proximité pour accueillir un nouveau regard, permettre une réelle ouverture en incluant des personnes qui ne sont pas ce qu’on appelle communément des « pratiquants réguliers ».
  • Oser faire connaitre beaucoup plus largement les initiatives en utilisant tous les réseaux qui existent (RCF, Communautés nouvelles…), en se mouillant soi-même par des invitations directes de personne à personne.
  • Proposer une retraite-cheminement d’une semaine pour les gens qui n’ont pas l’occasion de vivre une retraite classique dans un lieu approprié. Cette retraite prévoirait un temps personnel à dégager librement pour un enseignement et un temps de prière ; avec un rendez-vous pour un temps collectif d’échange et de prière commune. Le thème pourrait tourner autour de cette conversion et cette inversion du regard intérieur et extérieur sur le monde et sur nous-mêmes, dont nous avons parlé ci-dessus.

Défi : Réfléchir à ce projet et le confier dans la prière ;

le mettre en place et le faire connaitre !

« Ne vous demandez pas ce dont le monde a besoin,

demandez-vous plutôt ce qui vous rend vivants et faites-le.

Ce dont le monde a besoin,

c’est de personnes vivantes ! »

                                                                                           Howard Thurman

Quand un prêtre quitte la paroisse …

Mon curé va partir, il est nommé ailleurs…On l’aimait bien, nous… Et on nous envoie quelqu’un qu’on ne connait pas ! …

Les nominations suscitent pas mal de questions, de réactions.

En septembre, beaucoup de communautés chrétiennes vont accueillir un nouveau prêtre… Et des incompréhensions surviennent : ‘pourquoi l’évêque change notre curé ?’ ‘On ne nous a pas demandé notre avis’…  Rappelons-nous : qu’est-ce qu’un prêtre ? Parmi l’ensemble des baptisés, quelques-uns sont appelés par Dieu au service de tous. Par l’imposition des mains de l’évêque lors de l’ordination, ils reçoivent la mission de rendre présent le Christ Bon Pasteur parmi les hommes. Ils sont envoyés pour travailler à la construction du Corps du Christ en prenant part, en communion avec l’évêque, à la triple mission de l’Eglise : annoncer l’Evangile, conduire le Peuple de Dieu, célébrer les sacrements et en particulier l’eucharistie. L’évêque,  successeur des apôtres, veille à ce que cette mission soit accomplie au mieux partout dans nos deux provinces, son diocèse. Ayant un regard d’ensemble sur les besoins des communautés, il est amené à confier à certains de ses prêtres une nouvelle mission. Conscient que tout changement est douloureux, il ne prend jamais cette décision à la légère.  

Dans un premier temps, les communautés vivront le départ d’un prêtre connu, et ce sera sans doute difficile. D’heureux liens se sont créés, ‘il a béni notre mariage’, ‘c’est lui qui a baptisé le petit’, ‘il a été tellement proche de nous’, ‘il était présent à tous les soupers de la paroisse’, ‘il prêchait si bien’… Quelle chance nous avons eue ! N’hésitons pas à rendre grâce avec lui pour tous ces moments partagés, pour les rencontres vécues, à lui dire merci et à lui souhaiter une belle mission dans l’avenir !

Puis viendra le moment de l’accueil du nouveau prêtre, un inconnu… Et l’inconnu fait toujours peur. Ensemble, recevons-le comme un cadeau, une grâce. Il est envoyé chez nous, et pour lui aussi c’est l’inconnu. Il ne nous connait pas, et il faudra lui laisser du temps, en l’accompagnant dans ses découvertes. Il ne sera pas une copie de son prédécesseur, mais comme lui il aura à cœur d’annoncer l’Evangile, de rencontrer les gens, d’accompagner ceux qui en ont besoin, de travailler avec les catéchistes ou les visiteurs de malades, de veiller aux plus fragiles… Avec l’équipe pastorale, avec les autres prêtres,  il apprendra à découvrir les spécificités de ses nouvelles paroisses. Soyons à ses côtés pour bâtir le Royaume chez nous.

Soyons à ses côtés pour bâtir le Royaume  de Dieu, soyons ensemble patients et bienveillants ! Alors, bon accueil à tous les prêtres qui arrivent dans un lieu nouveau !

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial