Journée de rentrée pour les acteurs pastoraux – Beauraing, 25 septembre 2021

S’ASSEOIR, DISCERNER… POUR UNE CONVERSION MISSIONNAIRE

Une journée exceptionnelle à plus d’un titre, d’une part, le programme composé d’interventions pour nourrir la réflexion, de belles rencontres, de partages d’expériences, d’encouragements, de cheminements fraternels ; d’autre part, un intervenant de qualité et qui fait autorité aujourd’hui : le Père Christoph Theobald s.j. 

Pour vous inscrire en ligne, cliquez sur le lien suivant : https://forms.gle/cMPgxxUJffa5umkr9

La 10ème journée diocésaine du Chantier Paroissial prend une coloration particulière cette année : annulée en 2020 et retardée en 2021 à cause du Covid, elle sera la journée de rentrée pour les acteurs pastoraux du diocèse ! Le samedi 25 septembre prochain de 9h à 16h, Monseigneur Warin invite tous les acteurs pastoraux et, plus largement, tous ceux que cela intéresse à se retrouver à Beauraing pour vivre ensemble cette rentrée pastorale hors du commun.

Après ces longs mois de confinement, nous avons besoin de reprendre souffle, de nous encourager les uns les autres. Pour faire advenir l’Eglise dont le Seigneur rêve pour nous aujourd’hui, tous, prêtres, diacres, assistants paroissiaux, chrétiens engagés, nous avons besoin de redécouvrir le trésor qui est le nôtre et de revivifier l’élan missionnaire au cœur de notre vocation.

« Je suis d’avis que nous sommes à l’aube d’une magnifique période de la vie de l’Eglise. J’aime le rappeler alors que l’on peut être guetté par une certaine morosité. L’émergence bonne, heureuse, d’autres acteurs dans l’Eglise, d’autres instrumentistes dans le concert pastoral, constitue un défi pour le diocèse et l’évêque. Il s’agit de faire jouer tout le monde ensemble, de permettre à chacun et chacune de déployer sa vocation spécifique. Le prêtre ne doit pas être moins prêtre pour que le laïc déploie pleinement sa vocation de baptisé ou un ministère reçu. », nous rappelait Monseigneur Warin dans sa lettre pastorale ‘Avance en eau profonde’.

Pour nous aider à répondre à ce défi, l’Équipe Diocésaine du Chantier Paroissial a invité le Père Christoph Theobald, théologien franco-allemand, auteur de nombreux ouvrages et notamment ‘Urgences pastorales’, ‘L’Europe, terre de mission’, … Enseignant au Centre Sèvres à Paris, ce jésuite est régulièrement sollicité tant par des conférences épiscopales que par des diocèses ou encore des ensembles paroissiaux pour accompagner la réflexion et la formation des acteurs pastoraux.

« La moisson est abondante ». Y croyons-nous vraiment ? Cherchons-nous à courir après une figure d’Eglise qui disparaît ? Ou alors, sommes-nous comme des sourciers cherchant à découvrir une autre façon de vivre en Eglise, fondée sur cette proximité fondamentale dont le Nouveau Testament est le révélateur ?

Le Père Theobald précisera les conditions pour une véritable conversion missionnaire. Il s’attardera à l’enjeu des charismes si précieux pour la vie de l’Église. Revisitant d’abord les Ecritures, il nous invitera ensuite à discerner les charismes dans nos engagements pastoraux actuels.

Enfin, il situera la conversion missionnaire à l’intérieur de la grande tradition chrétienne. Il s’agira d’aborder un processus vivant, jamais achevé, puisant au cœur de l’Évangile et générant une Église en sortie.

Au cours de cette journée alterneront, en plus des interventions de l’orateur, des temps de prière, d’échanges et d’ateliers. Soyons nombreux, dans la joie de nous rencontrer et de cheminer ensemble, accompagnés du Père Theobald et de Monseigneur Warin qui nous ouvriront de belles perspectives riches d’espérance.

L’équipe du Chantier Paroissial.

Quand ? Le samedi 25 septembre, de 9h à 16h. Où ? à la Maison de l’Accueil, 12 rue de l’Aubépine, à Beauraing Renseignements et inscriptions : site www.chantierparoissial.be ou adresse mail chantier.paroissial.namur@gmail.com (Inscription obligatoire au plus tard pour le 10 septembre)
Un repas ‘pique-nique’ sera prévu sur place.

Pour vous inscrire en ligne, cliquez sur le lien suivant : https://forms.gle/cMPgxxUJffa5umkr9

Unités pastorales et tourisme

Photo de Pixabay sur Pexels.com

Julien Thiry est membre de l’équipe Chantier du secteur pastoral de Barvaux. En charge de la dimension du tourisme dans son secteur, Julien relève quelques priorités qui peuvent inspirer d’autres unités pastorales, notamment lors du choix des orientations prioritaires.

Un premier constat : dans nos régions touristiques, il y a des visiteurs dans nos églises, phénomène inverse de ce que l’on a l’habitude de voir. Alors que, bien souvent, lorsque nous organisons en Eglise quelque chose, on cherche comment attirer les gens, les touristes, eux, sont là ! Ils viennent à nous. Attention, puisqu’ils viennent à nous, on pourrait avoir tendance à rester dans nos églises. Or il est fondamental que nous sortions, que nous allions aux périphéries comme le rappelle sans cesse le Pape François.

Cette synergie entre les visiteurs qui arrivent et nous qui sortons demande une rencontre ! Et pour qu’il y ait rencontre, il faut se connaître. Qui sont ces visiteurs ? Nous intéressons-nous à eux, pour savoir qui ils sont ? D’où ils viennent ? Soyons attentifs et accueillants.  Par exemple, en prévoyant des traductions, ou mieux en sachant dire un petit mot dans leur langue. Un bel accueil aussi si nous prévoyons un thermos de café, quelques gobelets… dans le fond de l’église.

Voilà donc un deuxième aspect : nos églises sont-elles ouvertes ?  C’est essentiel, même si cela demande un gros travail préparatoire : inventaire, sécurité, … Mais d’abord et surtout une présence, essentielle pour qu’une vraie rencontre se vive !

Dans l’histoire, l’église est lieu d’accueil, d’abri et de refuge même. Or elle est devenue lieu de la seule communauté chrétienne… Parfois même il est difficile pour certains chrétiens de laisser la place à d’autres. Ailleurs, les églises accueillent par exemple en été des étudiants en blocus. Aux équipes pastorales de prendre l’initiative, de proposer des formules nouvelles…  Comment impliquer la communauté chrétienne dans ce chemin ? En créant des liens, elle va s’enrichir !

Que va-t-on proposer aux visiteurs ? Prévoit-on de la musique ? Mettra-t-on l’accent sur telle ou telle statue, tel détail architectural ? L’aspect patrimonial, les œuvres d’art, l’architecture sont autant de domaines qui permettent de faire intervenir d’autres personnes et de mettre en place des petites collaborations. Par exemple, la commune de Barvaux souhaitait organiser des ‘randonnailles’ : les visites d’églises pouvaient s’inscrire dans le projet, et une synergie entre différents acteurs (commune, cercles historiques locaux, initiatives locales même privées…) était nécessaire.  On pourra aussi nouer des contacts et travailler avec le secteur touristique, l’Horeca, le Cipar… chacun avec ses spécificités.

D’autres questions se posent aussi : les seconds résidents, et par ailleurs des ‘nouveaux résidents’ dans nombre de campings dans nos deux provinces avec une paupérisation certaine. Comment les rejoindre ? Comment leur proposer quelque chose chez eux d’abord ? De nombreux défis devant nous !

Julien Thiry

Temps de confinement et émergence des charismes

En octobre dernier, le Cardinal de Curie d’origine maltaise, Mario Grech, donnait une interview ( Interview du Cardinal Grech par A. Spadaro sj et S. Sereni, 23/10/2020) sur les conséquences de la pandémie dans la vie de l’Église. Ses propos invitent à poser le regard sur les charismes qui ont émergé et émergent encore à la faveur de ce temps de crise.

Cette image a un attribut alt vide ; le nom du fichier est 240_f_308250464_dgvu9oqnn6utph77sowk3yjifwykt00x.jpg

L’année 2020 restera à jamais marquée dans les mémoires. La pandémie a forcé le monde entier à s’arrêter. Pour certains, l’impossibilité de se rassembler pour célébrer l’eucharistie interrompt toute vie d’Église. Dans une interview, le Cardinal Grech, secrétaire général du Synode des Évêques, a invité chacun à s’arrêter un moment et à réfléchir. Pour lui, la crise que nous vivons est, sans doute, une opportunité pour l’Église. 

La fidélité du disciple à Jésus ne peut être compromise par l’absence temporaire de liturgies. « Dans la situation qui a empêché la célébration des sacrements, nous n’avons pas compris qu’il y avait d’autres manières de faire l’expérience de Dieu. » affirme le cardinal.

Un défi se dessine pour l’Église : découvrir une manière nouvelle d’être, de parler et de s’engager qui réponde au besoin d’un service évangélique total pour le monde. Le confinement nous oblige à ouvrir les yeux sur la réalité que nous vivons, dans le monde comme dans nos églises. Comment réapprendre à nous convertir nous-mêmes, comme nous y invite le Pape François ? Comment être plus conscients de cette fraternité universelle fondamentale ?

S’il est indéniable que l’Eucharistie est le sommet et la source de la vie même de l’Église et des fidèles, écouter et célébrer la Parole de Dieu, expérimenter la diaconie sont aussi des chemins sûrs pour réaliser cette conversion pastorale. La meilleure façon de faire l’expérience de l’amour chrétien est le ministère du service. Pendant ce temps de pandémie, nous avons été témoins d’une compassion et d’une solidarité généreuses et renouvelées. La fraction du pain eucharistique et de la Parole ne peut se faire sans rompre le pain avec ceux qui n’en ont pas. La diaconie est une dimension constitutive de l’être de l’Église et de sa mission.

Pendant le confinement, la créativité s’est déployée d’une manière exceptionnelle. Au cœur des unités pastorales et des paroisses, des charismes cachés ont émergé dans les équipes, les familles, ou même chez des personnes apparemment loin des communautés…

Mais qu’est-ce qu’un charisme ? Le Père Christoph Theobald, qui animera la 10ème journée diocésaine à l’automne prochain, précise que c’est à la fois le don qui est fait à quelqu’un et la personne elle-même ! A chacun, l’Esprit-Saint donne librement ce qu’il veut, non pour notre propre gloriole mais pour la croissance de la communauté et de chacun de ses membres. Tout charisme apporte quelque chose de neuf en vue du bien commun. Lorsqu’il déploie l’image du corps, l’apôtre Paul fait comprendre que même les charismes les plus modestes sont importants. Plus que jamais, les pasteurs et les équipes pastorales devront s’atteler à la tâche essentielle de discernement et de reconnaissance des charismes car ils ouvrent des horizons d’espérance !

L’équipe diocésaine du Chantier Paroissial