Trois nouvelles unités pastorales

Quelle joie de vivre en ce printemps trois nouvelles fondations d’unités pastorales !

UP Saint-Martin Namur-Nord – 29 mai 2022
UP Sainte-Eugénie en Sambre – 18 juin 2022
UP du Val d’Attert – 19 juin 2022

Trois moments forts pour ces communautés … L’aboutissement de tout un travail pour les trois équipes préparatoires : travail d’analyse des réalités sociologiques et pastorales, discernement des orientations pastorales, temps de sensibilisation des chrétiens des différentes paroisses, tout un processus vécu à la lumière de la Parole de Dieu. Des moments marqués aussi par l’attente liée à la pandémie …

Un beau travail de préparation de la célébration : chorales, sacristains, fleuristes, équipes liturgiques, … mais aussi réflexions préalables en Conseil Pastoral pour choisir le nom, le saint patron, le logo !

Et enfin la joie d’accueillir notre évêque Monseigneur Warin, l’émotion pour chaque membre des équipes pastorales d’entendre l’appel de son nom et de ressentir le sérieux de la mission, les moments de convivialité avec les paroissiens rassemblés …

Que de souvenirs après ces beaux moments ! Merci à tous, et bon chemin à chacune de ces unités pastorales, belle mission aux équipes !

L’équipe du Chantier Paroissial

Et pour ceux qui souhaitent découvrir quelques mots de Monseigneur Warin, voici un extrait de l’homélie du 29 mai à Bouge :

Alors tous alignés au même pas, en uniforme de la même couleur ? Dieu nous en garde ! Autant proposer à un orchestre une musique qui ne compterait qu’une note et qu’un timbre. Harmonie : oui, monotonie : non ! Unité : oui, uniformité : non !

Nous l’avons entendu dans l’évangile. Peu avant sa mort, Jésus a eu ces mots : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie. » S’il s’était adressé directement aux disciples, Jésus leur aurait dit : « Comment voulez-vous être crédibles, comment voulez-vous être croyables, si vous demeurez dans la division ? » Paroles importantes, parce que paroles de la fin, dernières volontés, testament de Jésus.

L’unité à laquelle le Seigneur nous invite est la communion dans la différence. Il nous faut toujours à nouveau apprendre à accepter l’autre, comme autre, avec sa façon propre de voir, avec sa façon propre de faire, avec son rythme différent du mien. Pas seulement le tolérer différent. Mais l’aimer différent. Du reste, aimer l’autre tant qu’il est semblable à soi, n’est-ce pas encore seulement s’aimer soi-même ?

Frères et sœurs, ayez à cœur de prier pour l’unité et de vous donner la main. Le Pape François a ouvert en octobre dernier un synode qui nous invite, en Eglise, à faire route ensemble. Il s’agit de bénir l’émergence bonne, heureuse, d’autres acteurs dans l’Eglise, d’autres instrumentistes dans le concert pastoral. Il s’agit de laisser chanter le rossignol qu’il y a en chacun, de permettre à chacun et chacune de déployer sa vocation spécifique. Le laïc dans l’Eglise n’est pas un béni oui-oui. Le diacre n’est pas un sous-prêtre. Et le prêtre ne doit pas être moins prêtre pour que le laïc déploie pleinement sa vocation de baptisé ou un ministère reçu.

Au mot d’ordre, pour l’Eglise, de l’unité dans la différence, permettez-moi d’y ajouter deux autres.

Premier mot d’ordre : ne pas être désemparé. Ne soyons pas désemparés parce que notre société n’est plus guère chrétienne. Être chrétien dans une société qui ne l’est plus guère est une situation relativement traditionnelle dans l’histoire de l’Eglise.

Ne soyons pas désemparés par une Eglise « petit troupeau », à qui en Luc 12,32, le Seigneur Jésus dit : « Sois sans crainte. » Du reste, quand on considère la pauvreté comme une catastrophe, que devient la première béatitude ?

Ne soyons pas désemparés par une Eglise qui ploie et qui souffre. L’agonie et la Passion de Jésus ne peuvent pas ne pas marquer la vie de l’Eglise si l’Eglise est réellement le Corps du Christ. Ayons la foi qu’à travers l’évènement pascal l’Eglise est toujours en état de naissance.

Deuxième mot d’ordre, tout aussi essentiel que les précédents.

Alors que la pastorale doit être pensée et organisée dans un cadre territorialement plus étendu, il convient de tenir présent que ce qui importe surtout, ce n’est pas ce que nous planifions pour demain, c’est ce dont rêve Dieu pour son Eglise en ce millénaire.

Nous sommes invités à inventer des voies nouvelles mais, comme les apôtres, au sortir du Cénacle, sous la mouvance de l’Esprit. Si nous voulons non pas être à notre propre compte, mais agir au nom du Seigneur, l’accueil de sa Parole dans la prière est indispensable. 

La clotûre du cheminement synodal diocésain

Alors que la période diocésaine du chemin synodal prend fin ce 31 mai, l’équipe diocésaine se met à l’ouvrage pour synthétiser toutes les réponses reçues.

Le Réseau Mondial de Prière du Pape vient de publier un parcours de prière en 6 temps pour accueillir les premiers fruits du synode en diocèse. Ils sont disponibles en fichier PDF, téléchargeable sur le site prieraucoeurdumonde.net. On y trouvera aussi 6 podcasts audio de 12 minutes.

Six attitudes nous sont proposées : nous pouvons les partager largement autour de nous !

Les temps forts du printemps pour le Chantier Paroissial

Cette année, le printemps a un goût de résurrection. Après ces deux années de pandémie, les rassemblements sentent bon la joie des retrouvailles !

Le 23 février, une trentaine de prêtres et acteurs pastoraux ayant reçu en 2021 une nouvelle nomination se sont retrouvés à Beauraing en présence de Monseigneur Warin. Découverte de la vie en unité pastorale au cœur d’un monde sécularisé, partages d’expériences, ateliers divers (partager la Parole de Dieu, gestion administrative et financière de nos unités pastorales, questions pastorales …) ont rythmé la journée. Comme les disciples d’Emmaüs, nous avons marché ensemble, nous avons vécu un temps synodal fort d’écoute de Dieu et des autres.

Le 26 mars, pour la première fois, nous avons rassemblé les équipes pastorales envoyées pour une journée de ressourcement. Une soixantaine de participants, 21 équipes présentes. Écoute et conversion pastorale étaient le fil rouge de la journée. Une animation variée, des moments d’enseignement, des temps de partage en équipe ou entre équipes, du temps gratuit pour vivre une rencontre plus personnelle – adoration, réconciliation, prière à Notre-Dame… Et pour clôturer la journée, un beau moment de prière partagée, rassemblant les intentions et actions de grâce des différents groupes.

Ce printemps voit aussi de nombreuses rencontres au niveau local. Les uns mettent la dernière main à la préparation de la fondation de leur unité pastorale, les équipes pastorales se réunissent et découvrent leur mission, les conseils pastoraux et équipes liturgiques soignent la célébration et les moments de convivialité… Portons dans la prière les unités pastorales fondées en mai-juin : l’UP Saint-Martin Namur-Nord (29 mai), l’UP Sainte-Eugénie en Sambre – Tamines (18 juin) et l’UP du Val d’Attert (19 juin).

D’autres préparent et vivent le renouvellement de leur équipe pastorale. Ainsi, le 20 février, c’est l’UP de Champlon-Tenneville qui a célébré cette étape, suivie le 13 mars par l’UP Gedinne – Croix-Scaille. Moments forts qui nous poussent à la confiance… Oui, Dieu appelle aujourd’hui encore… Et oui, chez nous, c’est possible ! Le 29 mai, ce sera au tour de l’UP des Eaux Vives du pays d’Arlon de vivre ce renouvellement.

Équipes en chemin, équipes préparatoires nouvelles, … autant de lieux riches de rencontres et de partages, au service de la Bonne Nouvelle chez nous !

Marcher ensemble avec le Christ dans nos unités pastorales

Alors que la démarche synodale diocésaine se termine fin mai, prenons le temps de réfléchir à ce ‘marcher ensemble’. À quoi sommes-nous invités bien concrètement dans nos communautés ? Comment nous ouvrir à cette vie toujours nouvelle ?

Les Évangiles nous parlent souvent de ces foules qui suivent le Christ, avides de l’entendre, de le rencontrer et de se laisser toucher par lui, de voir des signes et des prodiges. Parmi ces foules, une poignée de disciples, hommes et femmes, plus ou moins fidèles et convaincus, qui après la Pentecôte, deviennent des témoins brûlants et contagieux de la Résurrection. Et puis ce peuple immense de ceux qui ont accueilli et transmis la Bonne Nouvelle jusqu’à nos jours.

Héritiers de cette longue histoire, nous sommes invités, sous l’impulsion du pape François, à SORTIR et à marcher ensemble à la rencontre des foules qui se trouvent ailleurs. Interpellation inconfortable et déroutante ! C’est tellement plus facile de rester entre nous…

Où trouver la force de répondre à cette invitation ? D’abord en nous rappelant que la mission n’est pas la nôtre : « Dans toute forme d’évangélisation, la primauté revient toujours à Dieu, qui a voulu nous appeler à collaborer avec lui et nous stimuler avec la force de son Esprit. La véritable nouveauté est celle que Dieu lui-même veut produire de façon mystérieuse, celle qu’il inspire, celle qu’il provoque, celle qu’il oriente et accompagne de mille manières. Dans toute la vie de l’Église, on doit toujours manifester que l’initiative vient de Dieu, que c’est « lui qui nous a aimés le premier » et que « c’est Dieu seul qui donne la croissance ». Cette conviction nous permet de conserver la joie devant une mission aussi exigeante qui est un défi prenant notre vie dans sa totalité. Elle nous demande tout, mais en même temps elle nous offre tout. » (EG 12)

Avant d’être un travail d’organisation, d’animation, l’agir pastoral permet une rencontre avec Quelqu’un, notamment grâce à une écoute attentive et partagée de sa Parole. Dans nos équipes, prenons-nous le temps de cette rencontre ? Nous laissons-nous toucher par le Ressuscité, habiter par l’Esprit ? Ainsi pourrons-nous être ensemble ces disciples-missionnaires signes de l’amour de Dieu dans nos villages et quartiers.  « Chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Évangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui. En réalité, toute action évangélisatrice authentique est toujours « nouvelle ». (EG 11)

Bon temps pascal ! 

Les unités pastorales : Pourquoi ? Comment ?

A l’occasion de la fondation de l’unité pastorale Notre-Dame d’Arlon, en octobre 2021, Monseigneur Warin a répondu à cette question importante.

Animer un Conseil Pastoral dans un secteur ou une unité pastorale

Le Conseil Pastoral est le lieu privilégié de la synodalité dans nos unités pastorales et secteurs. Mais qui l’anime ? Comment ? À quoi faut-il être attentif ?

 

Pour que le Conseil Pastoral soit réellement caisse de résonance de ce qui se vit et instance de discernement, une bonne animation des réunions est importante[1]. Répartir les rôles – présidence, animation, secrétariat – est la première étape. Le curé préside le Conseil. Au sein de celui-ci, il doit se faire « oreille attentive » pour entendre battre le cœur de ses communautés. C’est pourquoi, il pourra déléguer l’animation à un membre de son équipe ou à toute personne idoine.

L’Équipe Pastorale entière siège au Conseil. Elle précisera le rythme des rencontres et en fixera le calendrier (3 ou 4 rencontres l’an). Elle préparera l’ordre du jour, s’appuyant entre autres sur les priorités pastorales tout en donnant la parole aux délégués des réalités représentées. Elle veillera également à communiquer largement les décisions et à en assurer le suivi.

L’animateur des réunions peut être un membre de l’Équipe Pastorale mais également être choisi hors de celle-ci. On appellera à cette tâche une personne capable de gérer un groupe, de distribuer la parole, de veiller au respect du timing… Elle saura se montrer patiente, responsable, à l’écoute de chacun. Elle déploiera dynamisme et énergie pour donner au Conseil l’envie d’avancer tout en respectant les objectifs déterminés. Concrètement, l’animateur accueillera les participants, rappellera les objectifs, écoutera, questionnera, reformulera, synthétisera, sera attentif à ce que chacun participe, conclura la réunion. Une formation en dynamique de groupe pourra parfois être nécessaire.

Un autre rôle important est le secrétariat. Le secrétaire est chargé, en lien avec l’Équipe Pastorale, d’établir un rapport à faire parvenir très vite à tous les membres. Outre la date, les membres présents et excusés, l’ordre du jour, les points abordés avec les décisions prises, ce rapport précisera les responsabilités de chacun dans la mise en œuvre des projets avec l’échéancier. Il rappellera la date, le lieu et l’heure de la réunion suivante. Le secrétaire tiendra à jour la liste des membres. Il enverra un rappel quelques jours avant chaque réunion en précisant l’ordre du jour.

Enfin, on ne négligera pas un autre aspect essentiel : la convivialité. Pourquoi ne pas demander aux participants de prendre en charge, chacun à leur tour, ce moment important ? Le bon accomplissement des différentes tâches sera un moteur pour un Conseil Pastoral dynamique au service de la vie de l’Unité Pastorale.


[1] Fiche-outil 4 – Animer une réunion d’une équipe ou d’un conseil – www.chantierparoissial.be

Mettre en route un Conseil Pastoral dans une unité pastorale ou un secteur

Le Conseil Pastoral est le lieu privilégié pour donner la parole au plus grand nombre, discerner les appels de l’Esprit-Saint et construire une fraternité chrétienne signifiante. Comment mettre en route dans nos unités pastorales et secteurs cet organe de la synodalité ?

Caisse de résonance des différentes paroisses et des réalités pastorales transversales, le Conseil Pastoral[1] sert la dimension synodale de l’Église. Sa mission est de favoriser une communion dynamique, ouverte et missionnaire, au bénéfice de tous ceux qui nous entourent. 

Comment constituer ce Conseil pour qu’il puisse répondre au mieux à sa mission ? Il y a plusieurs façons de faire. L’essentiel est de se rappeler qu’au sein du Conseil, chacun siège au titre de la représentation : par exemple, le délégué de l’Équipe de Proximité de tel village siégera au nom de toute l’équipe pour représenter ce village, le délégué des chorales représentera l’ensemble des chorales et pas seulement sa chorale … . Il faut donc favoriser absolument cette dimension de représentation dans la manière de choisir les membres du Conseil : ceux-ci seront représentants des différentes paroisses (équipes de proximité, équipes paroissiales…), mais aussi représentants des réalités transversales qui existent sur le territoire de l’unité pastorale ou du secteur : catéchèse, chorales, œuvres paroissiales, fabriques d’églises, visiteurs de malades, équipes liturgiques, Saint-Vincent de Paul, mouvements de jeunesse, écoles, maisons de repos, communautés religieuses, … .

Chacun sera donc présent au titre d’une réalité particulière : il amènera au Conseil le vécu de cette réalité et fera écho auprès de celle-ci du travail réalisé en Conseil.

Concrètement, l’équipe pastorale (ou le prêtre avec quelques personnes engagées) pourra par exemple organiser une rencontre en invitant largement[2].  Ensemble, les participants seront appelés à rêver ce qu’ils souhaitent pour l’Église chez eux. Après avoir découvert la mission du Conseil, chacun recevra une liste des paroisses et réalités transversales et sera invité à noter le nom de personnes qu’il verrait bien représenter chaque paroisse ou réalité. Le prêtre rencontrera alors les personnes les plus souvent citées et les appellera à devenir membres du nouveau Conseil Pastoral.

La phase diocésaine du Synode est une opportunité réelle pour entreprendre dès maintenant ce chemin,  pour apprendre à marcher ensemble !


[1] Le Conseil Pastoral, fascicule du Chantier  Paroissial (www.chantierparoissial.be)

[2] L’invitation la plus efficace est toujours celle que l’on adresse personnellement, en face à face. Les différents médias paroissiaux ne suffisent pas.